Les ananas Victoria menacés par un mystérieux virus

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Les pertes sur les plantations d’ananas peuvent atteindre les Rs 100 000, selon un producteur. © KRISHNA PATHER

Les pertes sur les plantations d’ananas peuvent atteindre les Rs 100 000, selon un producteur. © KRISHNA PATHER

Les agriculteurs cultivant les ananas de la variété Victoria ne savent plus à quel saint se vouer. Nombreux sont ceux qui évoquent la perte de 50% de leur récolte en cette fin de saison hivernale à cause d’un mystérieux virus. Les autorités n’ont pas encore été averties des derniers développements sur le terrain mais elles sont déjà en contact avec des experts français basés à La Réunion pour les aider à voir clair dans cette épidémie qui sévit depuis maintenant deux ans.

«Ce virus, qui est relativement récent, ne se manifeste qu’en hiver. Le fruit vire du jaune au rouge et finit par pourrir avant la récolte. Sur un arpent, le manque à gagner est énorme. On peut perdre jusqu’à Rs 100 000», se plaint Sanjay Proag, membre d’un regroupement d’exportateurs et de producteurs d’ananas. Le Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI) s’est donc tourné vers les experts du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de l’île soeur pour une solution.

La Réunion aussi affectée

À La Réunion, c’est le même virus qui semble avoir pris les cultivateurs locaux en grippe depuis un an. Ils évoquent les mêmes symptômes sévissant à Maurice : les bouts de feuille commencent à rouler, à sécher, l’ananas ne grossit pas, le pied rougit et la racine ne se développe pas. La Chambre d’agriculture à l’île soeur a tiré la sonnette d’alarme mardi, 30% à 80% de la récolte de certaines plantations étant atteinte.

Ce virus, note Le Quotidien de La Réunion en début de semaine, a «toujours existé» mais «se développe à vitesse grand V» grâce aux facteurs tels que la sécheresse, les grosses différences de températures, les cochenilles ou les fournis ainsi que la maladie de Wilt. La Chambre d’agriculture de l’île soeur se dit impuissante face à cette situation, aucun insecticide n’étant homologué à La Réunion pour traiter l’ananas.

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