Ramgoolam a-t-il réussi son come-back ?

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Peu importe, la foule à Kewal Nagar, dimanche 20 septembre, dans le camp du Parti travailliste (PTr), on est d’avis que Navin Ramgoolam a réussi une étape importante en ce qui concerne «sa rédemption» aux yeux de l’électorat. «Il a même abordé le sujet des coffres-forts et il n’y avait aucun tabou», note Rama Valayden, qui a été la cheville ouvrière de l’événement. 
 
Notons quand même que Navin Ramgoolam n’a pas abordé le dossier Soornack. À sa décharge, il s’est déjà excusé à ce propos et Veena Ramgoolam était bel et bien présente dimanche dernier, à Kewal Nagar, aux côtés de son époux. 
 
Navin Ramgoolam lui-même pense avoir fait «paniquer» le Mouvement socialiste militant (MSM), en forçant les membres de ce parti à «descendre sur le terrain». Un congrès est ainsi prévu, mercredi 7 octobre, à Bel-Air, au n° 10. 

«Live chat » de Ramgoolam avec les internautes

En attendant, pour bâtir sur ce que les Rouges qualifient de «succès», ils organiseront une série de congrès et d’activités pour maintenir la pression sur le gouvernement. Nous apprenons ainsi que l’ancien Premier ministre devrait bientôt se livrer à une séance de «live chat» avec des internautes. Navin Ramgoolam serait aussi sur le point de donner sa première interview depuis sa défaite électorale de 2014. 
 
Mais, il n’y a pas que du bon. Une source au sein du PTr estime que Navin Ramgoolam ne s’est pas débarrassé de son apparente arrogance. «La phrase ‘tan ki mo la ou péna pou per e tan ki zot la mo péna pou per’ prononcée dimanche encore, est un vestige qui rappelle l’excès de confiance dont nous avons fait preuve en étant au pouvoir ; il faudrait qu’il s’en débarrasse», nous dit la même source, qui reste néanmoins une supportrice de son leader. 

Critiques contre la presse

Autre hic : les critiques contre la presse. Navin Ramgoolam s’en est pris, par exemple, au journaliste Joy Neeraye, de la MBC. «Mo less li dan zot lamé. Zot gété ki zot pu fer ar li», a-t-il lancé. «Oui, le PTr reproche à Joy Neeraye sa proximité avec Roshi Bhadain, mais on craint que la forme et le ton de cette menace jouent contre nous», analyse un membre du PTr.
 
Quoi qu’il en soit, Navin Ramgoolam s’est embarqué dans un marathon politique, pas un sprint. La ligne d’arrivée n’interviendra qu’en 2017, quand il devra remettre son leadership en jeu.
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