Guides touristiques : Ne pas perdre le nord !

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Aller à la découverte de l’île Maurice par les sens, comme ici le goût, le toucher ou l’odorat : une initiative originale du réceptif Coquille Bonheur.

Aller à la découverte de l’île Maurice par les sens, comme ici le goût, le toucher ou l’odorat : une initiative originale du réceptif Coquille Bonheur.

Essentiel dans le dispositif touristique, le métier de guide n’en demeure pas moins le parent pauvre de l’industrie. La Commission diocésaine du tourisme (1), dans le cadre de sa messe annuelle, donne des pistes pour sa revalorisation.
 
L’on considère souvent, et avec raison, que le métier de guide est le plus beau métier du tourisme. C’est le guide, en effet, qui détient les clés d’une destination. Il y a, bien entendu, guide et guide. Au Jardin de Pamplemousses ou sur certains lieux dits touristiques, il n’est pas rare de trouver des guides improvisés, pour ne pas écrire des escrocs appâtés par l’argent facile de quelques touristes égarés.
 
Le guide, le vrai, est d’une autre nature. «Il est celui qui représente à la fois l’entité locale, l’hôte et l’interprète qui donne un sens aux tangibles tout en donnant raison aux visiteurs d’avoir choisi la destination», faisait remarquer Roland Isabel, directeur Odigos Guiding Services Ltd, lors de la conférence de lancement de la messe du tourisme du CDT.
 
 
Ce métier exigeant, que quelques tours-opérateurs ont parfaitement compris en faisant de leurs guides les éléments clés de leur démarche client, mérite, dans le sillage d’une industrie touristique qui se réinvente à vitesse grand V, d’être mieux encadré.
 
La Mauritius Tourism Authority (MTA), consciente des nouveaux enjeux, travaille actuellement à la mise à jour des critères nécessaires pour postuler à une licence de guide touristique. Il faut aller vite et bien en évitant que la technicité ne tue la créativité et le sens de l’accueil. «Pour la nouvelle stratégie touristique, l’héritage culturel est un des piliers phares de notre produit à offrir aux touristes. Une nouvelle dimension axée sur le tourisme culturel permettra à nos visiteurs étrangers de découvrir la culture vibrante de Maurice à travers son riche patrimoine. Mais il faut surtout ne pas oublier que notre capital humain reste le plus grand atout de l’industrie touristique mauricienne avec la qualité de l’accueil et le service étant une partie essentielle de notre offre», faisait remarquer Daniel Saramandif, président de l’Association of Tourism Professionals (ATP), qui intervenait sur le thème La professionnalisation du métier de guide à l’Ile Maurice lors de la conférence de presse du CDT.
 
Les enjeux restent nombreux pour encadrer ce métier. Le respect du Code d’éthique du tourisme, les conflits d’intérêts ou encore se conformer aux dispositions légales du Prévention of Corruption Act 2002 ont été identifiés par Daniel Saramandiff comme étant essentiels sous peine de faire payer à la destination un lourd tribut.
 
«La profession de guide touristique s’instaure dans le développement durable de l’industrie et ce dernier adhère à cette dimension en prenant en considération l’intérêt du client et la réputation du pays», résumait Daniel Saramandiff. Il est plus que temps de donner à ce métier ses lettres de noblesse.
 
(1) Le rôle de la Commission diocésaine du tourisme, fondée par le Cardinal Margéot en 1986, est d’accompagner les Mauriciens qui travaillent dans le tourisme, tout en les aidant à ne pas perdre de vue les valeurs essentielles et universelles qui balisent la route du bonheur de l’homme.
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