Japon: 3 morts, au moins 26 disparus dans des inondations

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Des sauveteurs dans une rue inondée le 11 septembre 2015 à Osaki. [Photo: AFP]

Des sauveteurs dans une rue inondée le 11 septembre 2015 à Osaki. [Photo: AFP]

Des milliers de sauveteurs étaient mobilisés vendredi au nord de Tokyo pour venir en aide à des centaines d'habitants prisonniers des eaux et retrouver au moins 26 disparus après des pluies diluviennes qui ont déjà provoqué la mort de trois personnes.
 
La mobilisation était particulèrement intense sur la ville de Joso, a constaté un journaliste de l'AFP sur place. Cette agglomération a été victime de la rivière qui la traverse, violemment sortie de son lit jeudi en début d'après-midi en emportant maisons et automobiles sur son passage.
 
De fortes pluies continuaient de s'abattre vendredi plus au nord, menaçant d'aggraver la situation après le passage du typhon Etau qui a traversé le pays dans la semaine, charriant des vents violents et des précipitations.
 
La mort de trois personnes a été confirmée tandis que les médias soulignaient que le bilan risquait de s'alourdir après les pires pluies au Japon depuis des décennies, aggravées par le passage au large de l'archipel d'un autre typhon, Kilo.
 
On était sans nouvelles d'au moins 26 personnes dans les régions inondées, dont deux enfants de huit ans, a rapporté la chaîne de télévision publique NHK en citant les autorités locales.
 
Joso, 65.000 habitants, est située dans la préfecture d'Ibaraki, à une soixantaine de kilomètres de la capitale Tokyo, dont certains arrondissements ont aussi souffert d'inondations.
 
Jeudi, des images télévisées rappelant le tsunami de mars 2011 montraient des maisons entières emportées par le courant violent tandis que des habitants juchés sur des toits et balcons faisaient des gestes désespérés ou brandissaient des serviettes pour attirer l'attention des sauveteurs.
 
Une zone de 32 km2 comprenant 6.500 maisons, selon les médias, a été inondée lorsque la rivière Kinugawa a creusé une large et profond brèche dans sa rive.
 
- Près de 600 personnes prisonnières des eaux -
 
Le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga a annoncé qu'environ 5.800 soldats, policiers et pompiers avaient été envoyés vendredi matin dans les zones inondées où des sauveteurs avaient travaillé toute la nuit.
 
"Je suis ici depuis hier matin vers 10H00 et je n'ai aucune nouvelle de ma famille. Je n'ai pas d'habits de rechange", a raconté à l'AFP Mme Furuya, la soixantaine, aide-soignante pour personnes âgées. Elle était partie le matin faire des courses dans une localité voisine, laissant ses enfants et son mari, et s'est trouvée plus tard bloquée par l'inondation. Mme Furuya dit n'avoir non plus aucune idée de l'état de sa maison située près de l'endroit où la rive a lâché.
 
Une autre résidente du même âge, Mme Nakazawa, elle aussi parmi les quelques occupants de ce centre d'évacuation d'Ichige installé dans un joli château traditionnel japonais, attendait depuis plus longtemps encore, accompagnée de son petit-fils.
 
Son fils pompier, voyant la rivière gonfler dangereusement, lui avait conseillé de se rendre au refuge dès le petit matin.
 
"Mon mari était resté dans l'entreprise familiale. Il avait de l'eau jusqu'à la poitrine mais a réussi à monter à l'étage et a été évacué", a-t-elle raconté à l'AFP.
 
Le temps était très beau vendredi à Joso et le niveau de l'eau, qui la veille montait jusqu'aux étages des maisons, avait fortement baissé.
 
Vendredi midi, quelque 580 personnes attendaient d'être sauvées, selon la chaîne NHK.
 
Le constructeur automobile Toyota a annoncé la suspension de la production de trois usines dans les régions affectées pour garantir la sécurité des ses salariés et précisé qu'il prendrait une décision sur leur réouverture dans la journée. Un porte-parole a indiqué que ces sites de production n'étaient pas endommagés.
 
Plus de 100.000 personnes dans le pays ont reçu l'ordre de quitter leur domicile à la suite de pluies torrentielles. Les météorologues avaient lancé le niveau le plus élevé d'alerte aux précipitations, mettant en garde contre inondations et glissements de terrain.
 
Le Japon est coutumier des catastrophes naturelles et traversé chaque année par de nombreux typhons. Rien de mémoire récente n'a cependant égalé le tsunami de 2011 dans lequel plus de 18.000 personnes ont été tuées.
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