Gilbert Rousset: À bride abattue

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L’entraîneur compte, depuis la semaine dernière, 700 victoires, dont cinq d’affilée en juillet. Mais il a l’intention de tirer sa révérence d’ici deux ans et passer la cravache à Sudesh Seesurrun, son assistant entraîneur  et associé. Rencontre.

À quoi attribuez-vous ces 700 victoires ?

À chacun son domaine de prédilection. L’hippisme, c’est le mien. L’écurie Rousset existe depuis 75 ans. C’est dans notre culture, dans notre sang. Mon père était un fanatique et depuis que j’ai quatre ans – aujourd’hui j’en ai 67 – je vais aux courses. 

La 800e victoire c’est pour quand ?

Avec 35 journées par saison, si l’on compte 40 victoires en moyenne, mathématiquement, cela devrait être dans trois ans. Ce sera au début de la  troisième année.

Comment occupez-vous votre temps libre ?

Je n’en ai pas beaucoup. Une écurie, c’est comme une maison. Quand vous avez entre 35 et  40 «enfants» qui ont entre trois et cinq ans, il faut s’occuper d’eux. Cela fait beaucoup de travail et de responsabilités. Il est vrai que nous sommes une vingtaine au bureau et que je peux compter sur Sudesh Seesurrun,  l’assistant entraîneur, qui est également mon associé depuis le début de notre activité. La tâche est énorme. Si aujourd’hui, je me permets de ne pas venir à l’écurie le dimanche, Sudesh, lui, est là sept jours sur sept. 

Que faites-vous durant le week-end ?

Le samedi soir, après les courses, il y a une petite fête à l’écurie. Nous prenons deux ou trois apéros et nous organisons souvent un petit dîner ici. Puis, c’est un bon dodo. Mon dimanche est plutôt tranquille. Je le passe avec la famille ou quelques intimes. On se réunit autour d’un bon curry et d’un bon vin rouge. J’aime faire bonne chère.

Pratiquez-vous du sport ?

Je suis devenu paresseux après avoir été un grand sportif. Jusqu’à la cinquantaine, j’ai joué au rugby dans l’équipe de Maurice. J’ai joué au foot, au tennis et j’ai pratiqué l’équitation pendant une dizaine d’années avant d’être trop lourd pour continuer. Quand je rentre chez moi l’après-midi, je me dis que je vais aller faire du jogging. Mais, étant fan de la chaîne Equidia, je mets la télé et je ne bouge plus de là ! 

Cuisinez-vous ?

Ma mère était une grande cuisinière. J’aurais pu l’être mais je n’ai pas le temps. Je suis un bon barbecue man et je sais frire un œuf. Donc, je ne mourrai pas de faim (rires). 

Gourmand ou gourmet ?

Les deux. Mais du lundi au jeudi, je surveille mon alimentation. C’est poisson grillé ou viande grillée, accompagnés d’une salade. Le week-end, c’est relâche pour toutes les gourmandises. J’aime une bonne côte de bœuf, les bons currys et vindaye de chez Sudesh et un bon farata party. 

Quels livres lisez-vous ?

Je préfère les magazines. Je suis abonné à Paris Match et je m’informe de l’actualité locale et internationale.

Votre idée du bonheur ?

Conserver la santé et je remercie Dieu pour ça. Être entouré de ma famille et d’amis intimes autour d’un repas bien arrosé. Côtoyer des gens honnêtes et francs car je déteste l’hypocrisie. 

Qu’auriez-vous souhaité réaliser avant de quitter ce monde ?

J’aurais aimé parvenir à ma 800e victoire, me retirer et  passer la main à Sudesh, qui est assistant entraîneur officiel depuis sept ans. à ce moment-là, l’écurie s’appellera Sudesh  Seesurrun…

 
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