Savoir-faire mauricien: l’herbe est plus (ou moins) verte ailleurs…

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S’immerger dans une culture différente et être professionnellement irréprochable : la recette du succès à l’étranger pour Odile Vanessa Vieillesse.

S’immerger dans une culture différente et être professionnellement irréprochable : la recette du succès à l’étranger pour Odile Vanessa Vieillesse.

Le savoir-faire mauricien s’exporte merveilleusement bien dans l’hôtellerie à travers le monde. À l’image d’Odile Vanessa Vieillesse, désormais Assistant Guest Service Manager du One & Only The Palm à Dubaï.

Recrutée, il y a cinq ans comme Senior Receptionnist alors qu’elle travaillait à l’Inter-Continental Mauritius Resort, Odile Vanessa Vieillesse fait partie de cette génération de Mauriciens partis chercher ailleurs la lumière. Tant leur horizon est souvent bouché par des raisons pas nécessairement toutes liées à leur compétence.

Au One & Only The Palm Dubaï, où travaillent déjà une quinzaine de Mauriciens sur les 450 employés, la Rosehilienne a rapidement gravi les échelons pour devenir un maillon clé dans le dispositif «hospitalité» de l’établissement.

Odile Vanessa Vieillesse, qui goûte actuellement au plaisir de vacances en famille au pays natal, reste lucide sur son exil consenti. «On me demande souvent si l’herbe est plus verte ailleurs et je réponds toujours de la même manière : oui et non. Oui en termes de perspectives salariales et de promotions, non en ce qu’il s’agit du cadre légal et des horaires. S’adapter à la culture du pays dans lequel on vit n’est pas une mince affaire non plus», souligne-t-elle.

Il n’en demeure pas moins cependant que si c’était à refaire elle reprendrait encore le chemin de l’étranger. «Quand on veut grandir dans ce métier, la seule option reste souvent de s’expatrier. Personnellement, je ne regrette absolument pas d’être partie. J’estime être aujourd’hui une meilleure professionnelle et j’ai gravi les échelons plus vite que je ne l’aurais certainement fait à Maurice. Les jeunes qui veulent aller loin seraient bien inspirés d’aller tenter l’expérience à l’étranger.»

Mais que recherchent donc les recruteurs étrangers ? Qu’est-ce qui expliquerait donc le succès des employés Mauriciens dans les hôtels étrangers et par extension sur les paquebots de croisières ?

«Je pense que la grande faculté des Mauriciens de s’adapter aux circonstances et de toujours donner le meilleur d’eux-mêmes explique l’engouement des recruteurs étrangers actifs dans le tourisme. À cela il faut ajouter, sans porter un jugement négatif sur les autres nationalités, que le Mauricien sort du lot par sa gentillesse, son sens de l’hospitalité et son savoir-faire. Il est évident, comme je l’ai dit plus haut, que cela ne suffit pas pour réussir à l’étranger. Il faut bosser, bosser très dur !»

Fière de son parcours Odile Vanessa Vieillesse, 32 ans, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin avant de revenir éventuellement à Maurice pour partager son expérience. «Après Dubaï, j’aimerais bien tenter l’expérience en Asie. C’est un continent qui me tente et où j’aimerais bien travailler. Mais pour l’instant je suis très heureuse à One & Only The Palm Dubaï où j’arrive à m’exprimer professionnellement et à faire briller, à ma manière, le flambeau de l’école touristique mauricienne.»

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