Facettes cachées de… Yan Hookoomsing, la voix des sans voix

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L’activiste Yan Hookoomsing est sur tous les fronts du développement durable. Si cet engagement ne lui laisse pratiquement pas de repos, il décompresse en jouant au football. Le reste de son temps, il le consacre à sa copine – dont il parle souvent – et à ses proches. Rencontre.

Vous êtes à toutes les sauces ?

Pas toutes. J’aurais bien aimé. Mais il n’y a que 24 heures dans une journée et j’ai d’abord un travail, une famille, ma copine et des amis. Ce qui me motive, c’est le développement durable, c’est-à-dire le secteur énergétique durable dans lequel le citoyen n’a pas son mot à dire, et le social, soit lutter contre le communalisme. Je n’ai malheureusement pas le temps pour la justice sociale et l’éco solidaire. Je ne suis pas contre le développement mais pour un meilleur développement. L’esprit d’entreprise ne doit pas se faire au détriment des autres et de la nature. Autrement, ce n’est pas entreprendre  mais détruire.

Qu’en est-il du système économique ?

Il montre clairement ses limites. On parle de la planète mais on oublie les femmes et les hommes qui font tourner l’entreprise et l’importance d’avoir un salaire minimum pour vivre qui n’a rien à voir avec le salaire minimal. Il faut trouver une formule qui ne tue pas l’entreprise en permettant à l’humain d’avoir un salaire décent pour vivre. C’est donnant-donnant. Il faut un nouveau contrat social et économique où la personne joue son rôle pleinement. On dit que le Mauricien n’est pas productif mais c’est faux. Si on le paie, il va l’être. Il faut expérimenter ce modèle qui réconcilie la nécessité économique à la nécessité de vivre sur une base pilote. En Grande-Bretagne, il y a un travail effectué en ce sens actuellement.

Qui va l’emporter dans le projet d’hôtel à La Cambuse, la Coalition Aret Kokin Nou la Plaz ou le groupe Currimjee ?

La coalition, je l’espère. Mon instinct penche en ce sens. Je n’ai rien contre le groupe Currimjee mais je suis contre le projet d’hôtel. Il y a déjà trop d’hôtels à Maurice. L’an dernier, le taux d’occupation des hôtels était relativement bas. Nous sommes arrivés à saturation.

Ce qu’il faut, c’est réinventer le tourisme, c’est l’écotourisme avec les tables d’hôtes, les gîtes, les bungalows comme l’ont fait les Rodriguais. Ils ont prouvé que c’était possible. On n’a pas besoin de highjack la plage du Mauricien ! Mais si on fait cela, les firmes internationales qui gèrent les hôtels ne percevront pas autant de gains !

Or, il est possible d’avoir tout, l’écosystème préservé, l’humain authentique que le touriste appréciera et que les Mauriciens puissent jouir de leurs plages. C’est ça le vrai développement.

Comment occupez-vous votre temps libre ?

Je n’en ai pratiquement plus. Quand j’en avais, je jouais de la batterie au sein du groupe People of the Sun. Mais je joue au football le plus régulièrement possible et je fais de la plongée en apnée.

Vos week-ends sont rythmés par…

C’est la mobilisation à tout va, réunions, lectures de dossiers pour que les citoyens aient davantage voix au chapitre.

 Gourmand ou gourmet ?

Les deux ! Kontan nana. Un bon steak bien tendre, un poisson frais grillé sans grand assaisonnement, du cerf en curry, du cochon marron. J’adore aller manger typiquement mauricien chez l’habitant à Chamarel. Je n’ai pas trop la dent douce mais quand je veux me faire plaisir au petit déjeuner, c’est toasts et marmelade d’orange.

Et le sport dans tout ça ?

Du jogging une fois tous les dix jours, du football et du vélo tout terrain en plein air.

Vos livres de chevet ?

J’aime les bandes dessinées et les romans mais ces temps-ci, ce ne sont que des rapports et des journaux qui défilent sous mes yeux. C’est ennuyeux  par moments !

Votre idée du bonheur ?

Me retrouver avec ma copine et mes amis dans un coin sympathique ou à la mer autour d’une table ou une grande balade.

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