On a testé: Dalon by Night, à Grand-Baie

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Ayant eu vent (du Nord) de l’ouverture récente du côté obscur du Dalon, le Dalon by Night, nous avons voulu re-tester la cuisine de Lawrence et Mamé. Dans un cadre plus posé, à quelques encablures du snack, la version restaurant, à la carte plus fournie. L’estomac «dans les dalons», nous voilà partis pour le chemin Bazar... 

 HEURE : Très tôt pour dîner, à peine 19 heures, un grand mercredi. Quand on doit laisser la progéniture à la baby-sitter, on change ses habitudes alimentaires (mon cher Watson). Mais nous ne sommes pas les premiers arrivés. Un jeune couple nous a précédés. 

 AMBIANCE : Comme nous sommes en mode bavard (pourtant, la musique jazzy peut s’écouter sans parler) nous mobilisons Lawrence pour qu’il nous raconte son resto et qu’il nous explique sa déco (ça rime !). La déco, il l’a faite de ses «petites» mains. Ce qui nous plaît le plus, ce sont les pages de Cinémonde des années ’50 (ou peut-être un peu plus, mais on se sent moins vieux de parler des années ’50) collées dans les toilettes. L’impression d’être dans une machine à remonter le temps. On n’aurait presque pas envie d’en sortir! 

Dans la salle à manger, c’est de la récup’, une roue de bicyclette, des guilass, ou des karay pour faire abat-jour, les tableaux des copains, dont un certain Olivier Vignaud, avec des bonhommes bien reconnaissables, des tables faites de drums en plastique, peints en blanc (méconnaissables, avec un plateau, on dirait des baobabs)... Les clients commencent à affluer vers les 21 heures. Ils viennent plutôt tard au Dalon by Night. Est-ce dû au nom ?! 

 SERVICE : La patronne, Artee, qui a la moitié de mon âge mais qui gouverne sur ce beau monde d’une main de fer, est bien réactive. Elle nous laisse tout le loisir de choisir, mais quand on commande enfin les plats principaux, au bout de 45 minutes, ils arrivent dans les cinq minutes qui suivent. Lawrence nous conseille bien sûr le vin à accorder à nos plats. 

 REPAS : Comme on ne sait pas trop quel rhum arrangé prendre, on choisit les trois variétés. Coco–raisin, ananas–mangue, et gingembre–pruneaux (le meilleur). Pour faire descendre tout ça, un Côtes du Rhône. Non, le vin c’est pour accompagner les plats! Pour aller avec les rhums, en gadjaks–tapas, nous avons pris des dolmas à la mauricienne, ce sont des feuilles de vigne farcies, mais sans les feuilles de vigne, avec des feuilles de brède chouchou à place. À l’intérieur, la farce est composée de riz et de viande, parfumée d’épices de briani. Le tout servi tiède avec une vinaigrette citronnée. C’est la fête au palais! Également en entrée, des croquetas de viande (c’est comme des croquettes mais en espagnol!), assorties d’une petite sauce au gingembre et des croquetas au poisson salé. La bonne idée. Tout le monde adore le poisson salé à Maurice et on n’en trouve presque jamais dans les menus.

 Pour le plat, sans hésiter: le jarret d’agneau qui a cuit six heures sur sa purée de suran étoilée de brède petsaï ! Pour ceux qui ont déjà vu un suran, c’est vraiment moche et cela ne donne pas envie d’en manger. Mais il ne faut jamais s’arrêter à l’apparence. D’ailleurs, un agneau, ce n’est pas très beau non plus, surtout une fois dépecé... Pour Monsieur, cela a été cari de jacques et mouton. Comme à la maison (enfin, pas la nôtre) ! 

 VALUE FOR MONEY : Rs 2 835 pour deux. Cela peut paraître un peu cher, mais si on enlève le vin à Rs 900 (très raisonnable rapport qualité prix), les quatre rhums arrangés à Rs 600, la nourriture tombe à Rs 1 300 avec trois entrées et deux plats. Le jarret, de par son coût de départ et son temps de cuisson, est plus onéreux, mais Rs 295 pour un cari jacques-mouton, c’est très honnête. Les plats simples à base de poulet ou légumes tournent dans les Rs 200. Les entrées à Rs 150. Et surtout, on sort de là rassasié. 

PROCHAINE VISITE : La carte évolue souvent et il y a beaucoup de plats que nous voudrions goûter, comme les moules frites ou l’entrecôte au bleu. Donc incessamment «soupe»...  

NOTE : 8/10

 
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