Affaire Palmarozza : Le DPP fignole son dossier contre le petit ami de la victime

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Lee-Ann Palmarozza avait été retrouvée morte le 30 décembre 2014 dans la piscine d’un hôtel.

Il ronge son frein depuis près de huit mois. Accusé provisoirement du meurtre de sa petite amie Lee-Ann Palmarozza, le milliardaire sud-africain Peter Wayne Roberts comparaîtra en cour le 31 août pour prendre connaissance du sort que lui réserve le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP). Celui-ci a organisé une réunion au sommet avec les enquêteurs de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) et des experts du Forensic Science Laboratory (FSL) pour décider s’il va aller de l’avant ou non avec un procès contre cet homme de 39 ans.

Représenté par l’avocat Sanjay Buckory, Peter Wayne Roberts a usé de tous les recours pour obtenir la liberté conditionnelle. Après que sa demande a été rejetée par le tribunal du district de Flacq, il s’en est remis à la Cour suprême, estimant que la MCIT n’a pas suffisamment d’éléments pouvant l’impliquer pour la mort par noyade de sa petite amie.

Âgée de 35 ans, celle-ci avait été retrouvée aux petites heures du matin, le mardi 30 décembre 2014, dans la piscine d’un hôtel cinq étoiles où le couple séjournait, dans l’Est de l’île Au départ, la police avait privilégié la thèse de l’accident.

L’autopsie, conduite par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du service médicolégal de la police, a toutefois révélé des bleus sur le cou et d’autres parties du corps de la jeune femme. Son foie ayant également éclaté, le médecin légiste n’a pas écarté l’hypothèse d’un foul play.

Peter Wayne Roberts a aussitôt été traité comme suspect. Le milliardaire a immédiatement été placé en détention après qu’il a tenté de fuir Maurice le vendredi 2 janvier, malgré l’interdiction de quitter le territoire qui pesait contre lui.

D’après les éléments de l’enquête, le couple est venu passer les fêtes de fin d’année dans la villa privée du milliardaire sise dans l’enceinte de l’hôtel au lendemain de Noël. Ce qui ne l’a pas empêché de se disputer au bar de l’établissement la veille du  drame. Peter Wayne Roberts a beau clamer son innocence, la MCIT ne veut pas le libérer.

Jusqu’ici, la police scientifique a révélé que Lee-Ann Palmarozza avait 200 mg d’alcool dans le sang. Le tout mélangé à des antidépresseurs dans son métabolisme au moment de sa mort, incluant un médicament appartenant au suspect. Mais est-ce que cela fait de lui le meurtrier ? Le bureau du DPP veut tout fignoler dans les jours à venir afin de ne pas perdre la face après ses débâcles dans les affaires Michaela Harte et Hélène Lam Po Tang aux Assises.

La presse sud-africaine, de son côté, se déchaîne. Maurice a déjà été accusé de pratiquer des lois dignes de l’époque de l’apartheid. Les médias s’interrogent. Ils ne comprennent pas comment la MCIT peut maintenir un suspect en détention aussi longtemps.

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