Marseille "El Local" Passi découvre le front

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Franck Passi, alors entraîneur assistant de Marseille, regarde le match de L1 contre Bordeaux, le 12 avril 2015 à Bordeaux. [Photo: AFP]

Franck Passi, alors entraîneur assistant de Marseille, regarde le match de L1 contre Bordeaux, le 12 avril 2015 à Bordeaux. [Photo: AFP]

Adjoint au long cours, Franck Passi sera seul aux commandes pour la première fois sur le banc de Marseille, lors de la deuxième journée de Ligue 1 dimanche à Reims (14h00), en pleine tempête de l'après-Bielsa.
 
"El Local", successeur provisoire d'"El Loco", ne dirigera l'équipe que le temps que le club parvienne à dénicher un remplaçant à l'Argentin.
 
"C'est un intérim logique", assure Rolland Courbis à l'AFP. "Il en a les compétences, et surtout la connaissance des joueurs et de leurs habitudes avec Bielsa."
 
Mais tous les vents sont contre le Sudiste, qui a grandi à Béziers et a été formé à Montpellier. Passi (49 ans) doit reprendre un groupe secoué par le départ fracassant de son entraîneur, après une seule journée de Ligue 1, et battu d'entrée par Caen (1-0).
 
Courbis, qui l'a eu comme joueur à Toulon, ne s'en fait pas pour lui. "Pourquoi s'inquiéter? Il a trois matches sans aucune pression, c'est que du plaisir. Bielsa vient de perdre contre Caen, il peut faire mieux, hein!", explique le coach de Montpellier
 
Si l'intérim devait se prolonger plus d'un match, Passi pourrait bénéficier d'un calendrier favorable. Après Reims, Marseille reçoit le promu Troyes et se rend à Guingamp.
 
- Gérald Passi: "serein" -
 
"A ce jour, il n'y a qu'un match sûr, celui de Reims", a cependant tenu à rappeler son frère, Gérald Passi. Franck "a été surpris, comme tout le monde. C'est juste un intérim", assure à l'AFP l'ancien international, recruteur à l'OGC Nice, qui estime toutefois que son frangin a "l'âme d'un numéro un".
 
Son frère, Gérald Passi l'a "trouvé serein. Il travaille avec ce groupe depuis pas mal de temps et en a donc une bonne connaissance. Entraîneur adjoint, il a eu le temps de décrypter la méthode Bielsa".
 
Entré dans la cellule recrutement de l'OM en 2006, Franck Passi est devenu en 2010 entraîneur de la réserve, qu'il a fait remonter en CFA2, avant de devenir adjoint d'Élie Baup en 2012, puis celui de José Anigo.
 
Gérald rappelle qu'il "connaît également parfaitement toutes les composantes de l'OM", où il a même été joueur, de 1986 à 1988. Passi était en outre un des rares a avoir à la fois l'oreille de Bielsa et du président Vincent Labrune.
 
Hispanophone après ses cinq saisons au SD Compostela, le club de Saint-Jacques-de-Compostelle (1994-1999), il servait de relais entre l'effectif et le plantureux staff sud-américain.
 
Des atouts non-négligeables en cette période "un peu brouillée", selon Gérald, qui ajoute que "l'OM, c'est compliqué..."
 
- Émon: "Il comprend le football" -
 
Courbis connaît la difficulté du poste. Il a tenu deux ans et demi (1997-1999) sur le banc marseillais, et Didier Deschamps "ressemblait à son grand-père après trois saisons (2009-2012), alors qu'il a beaucoup gagné (trois Coupes de la Ligue et un championnat)", dit-il.
 
Mais "Passi a de l'expérience, il est sérieux et passionné", ajoute Courbis, qui le voit même assurer l'intérim jusqu'à la trêve internationale de septembre.
 
Passi est également "un bon mec, attachant, qui a des valeurs. Il comprend le football", explique à La Provence Albert Émon, parfaitement placé pour juger de la situation.
 
A trois reprises, Émon a en effet dû assurer l'intérim, passant d'adjoint à numéro un de l'OM, après Abel Braga (2000), Tomislav Ivic (2001) et José Anigo (2004).
 
Il a même travaillé avec Passi comme adjoint d'Anigo, en 2013-2014 et "en parfaite harmonie", assure-t-il.
 
Baup aussi tresse des lauriers à son ex-adjoint, "super loyal, intègre, un homme fidèle, aussi bien à son club qu'à la personne avec laquelle il travaille. Pour un entraîneur c'est du pain bénit!"
 
Détenteur des diplômes d'entraîneurs, passés en Espagne, Passi livrera vendredi ses impressions, lors de sa première conférence de presse en première ligne.
 
Mais quoi qu'il arrive, son successeur "ne pourra pas se passer de lui", conclut Courbis.
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