Sun Tan: le mémo qui «accablerait» le DPP

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Fac-similé du mémo indiquant que le DPP a assisté à une réunion organisée entre le ministère du Logement et des terres et Sun Tan.

Fac-similé du mémo indiquant que le DPP a assisté à une réunion organisée entre le ministère du Logement et des terres et Sun Tan.

Qui dit la vérité ? C’est la commission anticorruption qui pourra éclairer le public sur l’enquête ouverte sur Me Satyajit Boolell par rapport à l’affaire Sun Tan Hotels Pty Ltd. Le ministère du Logement et des Terres estime que le Directeur des poursuites publiques (DPP) doit être poursuivi pour conflit d’intérêts, en infraction à l’article 13(2) de la Prevention of Corruption Act (PoCA) sur la base d’une réunion qui s’est tenue le 19 juillet 2011. Mais, Satyajit Boolell affirme qu’il a participé à ladite réunion comme simple représentant de Sun Tan Hotels.

En 2008, avec l’amendement à la State Lands Act, Satyajit Boolell avait conseillé le ministère, en sa qualité de Parliamentary Counsel, au sujet du bail de location pour les Pas géométriques. Il avait suggéré que les nouveaux tarifs, revus à la hausse, soient applicables à compter du 19 juillet de cette année-là.

Trois ans plus tard, Sun Tan Hotels – société propriétaire d’un bloc d’appartements dont l’épouse de Satyajit Boolell est actionnaire à hauteur de 17,3 % – décide de contester cette décision à la faveur d’un renouvellement de son bail. Il participe aux négociations aux côtés de l’opticien Farook Hossen. Sun Tan Hotels exige alors de continuer à payer une location de Rs 45 000 au lieu de Rs 1,6 million par an pour ce terrain situé à Palmar.

Enquête au lendemain des élections du 10 décembre

Quand le ministère du Logement et des Terres ouvre une enquête sur cette affaire, au lendemain du scrutin du 10 décembre, c’est en grande partie à cause du mémo portant la référence 275 annexé au dossier Sun Tan Hotels. Dans ce document, un haut fonctionnaire mentionne que lors de la réunion du mardi 19 juillet 2011, «le DPP est présent». Reste donc à Satyajit Boolell à prouver que le fonctionnaire s’est trompé et qu’il avait assisté à cette réunion comme simple représentant de Sun Tan Hotels, aux côtés du président de cette société, Farook Hossen.

Quand l’affaire est portée à la connaissance des membres du gouvernement, en début d’année, certains se disent contre toute action au pénal. Ils craignent qu’il y ait une perception que l’alliance Lepep en veut à Satyajit Boolell pour avoir saisi la Cour suprême suite à la décision de l’Attorney General’s Office de placer le bureau du DPP sous sa tutelle. L’affaire étant révélée dans l’express-dimanche du 21 juin, la commission anticorruption entre en scène. Elle affirme dans un communiqué avoir été approchée par le ministère du Logement et des Terres pour intervenir. Chose que celui-ci conteste.

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