Cité dans l’affidavit de Boolell: l’ex-juge Domah voulait éviter «des frictions»

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Satyajit Boolell en cour ce jeudi 16 juillet après que la police a émis un mandat d’arrêt contre lui. L’ordre a par la suite été annulé.

Satyajit Boolell en cour ce jeudi 16 juillet après que la police a émis un mandat d’arrêt contre lui. L’ordre a par la suite été annulé. 

S’il acceptait de démissionner, l’enquête initiée contre lui dans l’affaire Sun Tan serait abandonnée. C’est ce que lui aurait affirmé un ancien juge, a révélé le Directeur des poursuites publiques dans son affidavit en cour mardi. Qui est cet ancien juge ? Il s’agit en fait de Bhushan Domah récemment nommé au Financial Reporting Council.

Dans son affidavit, Me Boolell affirme que l’ex-juge a pris contact avec lui par téléphone le jeudi 9 juillet. Il lui a dit qu’une «mission délicate» lui a été confiée et qu’il agit au nom de la commission anticorruption. Cette « mission délicate », soutient le DPP, était en fait de le convaincre de démissionner.

Pour ce faire, l’ex-juge l’aurait convié à sa résidence mais Me Satyajit Boolell soutient qu’il ne s’est pas rendu à ce rendez-vous. Le lendemain matin, soit le vendredi 10 juillet, l’ex-juge l’aurait, à nouveau, appelé. Et Me Boolell lui aurait alors fait comprendre que la suggestion que s’il «step down», l’enquête initiée par l’ICAC serait abandonnée est «insultante».

Face à la tournure des événements, l’ex-juge aurait ensuite conseillé au DPP de faire profil bas, sinon ce serait sa perte. Dans l’entourage de Bhushan Domah, on affirme qu’il n’avait pas de mauvaise intention en approchant le DPP. Il voulait, en fait, éviter des «frictions entre deux institutions et deux amis».

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