Pritam Purmessur: Plein écran

Avec le soutien de

Son outil préféré : la télécommande. Ce qui le branche, ce sont les infos. Ça tombe bien, puisque Pritam Purmessur n’est autre que le directeur général de la Mauritius Broadcasting Corporation. Ne zappez pas…
 
Votre bilan depuis que vous avez été nommé DG ?
Mes premiers six mois ont été un grand challenge. La philosophie qui me guide est la suivante : napa ras pye douri enn dimounn ! Il ne faut pas oublier que j’ai été vice-président du conseil d’administration de la MBC en 1982 et président l’année suivante, et ce jusqu’en 1986. Et qu’en 1983, la station de radio-télévision nationale n’avait pas d’argent pour payer ses employés. Je me retrouve dans la même situation mais l’ampleur n’est pas la même. Si j’ai réussi à l’époque à redresser la barre, je me dis pourquoi pas maintenant ? Je sens que le personnel est content. L’enjeu pour la MBC est de pouvoir changer de cap, être plus ouverte et transparente et être gérée dans la bonne gouvernance. Par rapport aux dettes accumulées, il faut savoir où est parti l’argent. Si j’ai le soutien de mon conseil d’administration et du personnel, je me donne jusqu’à la fin de l’année pour résorber 75 % des dettes.
 
Vos prochaines actions ?
Je veux changer le paysage audiovisuel mauricien. Idéalement, la MBC aurait dû posséder son satellite pour effectuer ses propres transmissions. Ce qui ne l’empêcherait pas de s’ouvrir à d’autres opérateurs comme par exemple les compagnies de téléphonie mobile. Je n’ai pas de business model type en tête, mais cela réduirait nos coûts de transmission par au moins 75 %. Les économies réalisées auraient alors pu être investies autre part.
 
Que faites-vous durant votre temps libre ?
Je n’en ai pas énormément car je ne suis pas rentré avant 20 heures tous les jours. Rosa, mon épouse qui est Espagnole, m’attend pour dîner. Nous mangeons ensemble. Comme je pratique une politique de portes ouvertes à la MBC, je ramène du travail à la maison. Et avant d’aller dormir, je fais un tour rapide des informations sur le Net. Souvent, Rosa et moi sommes sur Skype avec notre fille Beatriz et notre petit-fils Daniel, huit ans. Ils vivent en Espagne. Nous nous parlons pendant plus d’une heure.
 
Et pendant vos week-ends ?
Je me réveille tous les jours à 5 heures et c’est la même chose le samedi et le dimanche. Après la douche et le petit-déjeuner, mon fils Chris m’apporte les journaux que je dévore. Ensuite, je vais à la rencontre de quelques pêcheurs avec qui j’adore discuter. J’ai fini par comprendre pourquoi ils aiment leur vie de pêcheur, c’est parce qu’elle leur procure la liberté. Dans la journée, je ne fais pas de sieste. Je regarde la télévision, surtout la Formule 1 quand il y en a, le golf et un peu de football mais je suis très sélectif sur les matchs. Le dimanche se passe presque de la même manière.
 
Cuisinez-vous ?
Oui, un peu de cuisine mauricienne, indienne et même chinoise, mais Rosa ne me laisse pas souvent faire. Il faut dire qu’elle est une cuisinière exceptionnelle. Quand je m’y mets, je prépare une spécialité à base de carotte, chou-fleur, poivron, Tom pouce, tomate, pomme de terre et poulet, avec beaucoup d’ail, d’oignon, de coriandre et du safran d’Espagne, le tout cuisiné au vin blanc. C’est pas mal du tout (rires).
 
Gourmand ou gourmet ?
Gourmet.
 
Des péchés mignons ?
Une salade d’ananas, de mangue et de papaye et du chocolat au lait. Je craque aussi pour les pistaches mais Rosa me freine.
 
Pratiquez-vous du sport ?
La natation tous les jours en été avec mon fils et du vélo d’appartement que je fais le matin pendant 45 minutes en semaine uniquement.
 
Quels bouquins lisez-vous ?
Surtout des livres de philosophes comme John Hospers, John Locke, Ludwig Wittgenstein ou Noam Chomsky.
 
Écoutez-vous la radio ?
La radio est allumée chez nous dès le matin au réveil. Je commence par Radio 1, ensuite c’est Radio Plus et Radio Maurice. Lorsque je suis en voiture, j’écoute RFI.
 
Votre émission de télévision préférée ?
J’aime zapper entre LCI, la BBC, CNN pour obtenir les dernières infos avant de revenir sur la MBC. J’ai toujours un blocnotes à mes côtés pour des annotations et il arrive fréquemment que je m’endorme devant la télé, mes deux chiens, Coora et Looa, à mes pieds.
 
Quelle musique écoutez-vous ?
J’adore Nights in White Satin des Moody Blues mais j’aime aussi les chansons de Whitney Houston, que j’ai vue en concert aux États-Unis et celles de Phil Collins. J’aime beaucoup aussi Lata Mungeshkar et Mohammad Rafi. Mes ségatiers préférés sont Alain Ramanisum, sa femme Laura Beg et Claudio. Quand j’entends leurs ségas, j’ai comme des fourmis dans les jambes (rires).
 
Votre idée du bonheur ?
Le bonheur ne s’achète pas. C’est d’abord être en bonne santé et être bien entouré car je déteste la solitude.
 
Qu’auriez-vous souhaité réaliser avant de quitter ce monde ?
Professionnellement, j’aurais voulu avoir réalisé mon projet satellitaire pour la MBC. Ensuite, j’aurais voulu mourir près des miens à Maurice ou en Espagne et être enterré avec mes parents à Union Park ou avec mes beaux-parents à St Jacques de Compostelle en Espagne. Mais je n’ai aucun contrôle dessus.
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