Affaire Sun Tan Hotels: «Une enquête préliminaire a été ouverte», selon l’ICAC

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Dans un communique émis jeudi 9 juillet, l’ICAC confirme qu’une enquête préliminaire  a été ouverte dans le cadre de l'affaire Sun Tan Hotels.

Dans un communiqué émis ce jeudi 9 juillet, l’ICAC confirme qu’une enquête préliminaire a été ouverte dans le cadre de l'affaire Sun Tan Hotels.

La réaction de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) n’a pas tardé. Dans un communiqué émis ce jeudi 9 juillet, la commission confirme avoir initié une enquête préliminaire après que le ministère des Terres et du Logement lui a référé le dossier du projet Sun Tan Hotels PTY Ltd. Cela en vertu de la l’arcticle 45 (1) (e) du Prevention of Corruption Act (PoCA)

Selon cette provision de la loi, le Chief Executive d’une institution publique peut alerter l’ICAC s'il soupçonne un quelconque acte de corruption dans un cas particulier.

Toute cette affaire a pour toile de fond, la société Sun Tan Hotels. Selon nos recoupements d'informations, des allégations de conflit d'intérêts pèsent sur le DPP car il aurait donné un avis légal au ministère du logement concernant cette société. Or, son épouse, l’avocate Urmila Boolell, possédait 17,3 % d’actions au sein de Sun Tan à ce moment-là.

D’autre part, dès lundi 6 juillet, deux hauts cadres du ministère du Logement et des Terres ont été entendus par l’équipe de Lutchmyparsad Aujayeb.

La commission anticorruption relève cependant que l’enquête portant sur cette affaire n’est pas encore complète. «Face aux spéculations, l'ICAC voudrait lancer un appel à la retenue de tout un chacun, afin que l'enquête puisse être menée convenablement et en toute sérénité», conclut pour sa part l’ICAC dans son communiqué.

Dans un communiqué émis plutôt ce jeudi 9 juillet, le DPP Satyajit Boolell a répondu aux allégations publiées dans différents médias à son encontre. «J’ai pris connaissance de certains articles de presse de ces derniers jours, qui suggèrent que l’ICAC enquête à mon sujet concernant une question de ‘conflict of interest’. Je suis profondément choqué par les inexactitudes colportées. Je ne peux pour le moment commenter cette affaire, eu égard à ma fonction constitutionnelle», a-t-il souligné.

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