Rodrigues: «Il est très difficile de se lancer dans une entreprise», dit Johnson Roussety

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Johnson Roussety, entouré des membres de son parti, lors de la conférence de presse hebdomadaire qui s’est tenue ce mardi 7 juillet à Port Mathurin.

Johnson Roussety, entouré des membres de son parti, lors de la conférence de presse hebdomadaire qui s’est tenue, mardi 7 juillet, à Port-Mathurin.

Lancer un business est devenu un parcours de combattant. C’est ce qu’assure le leader du Front patriotique rodriguais (FPR). En effet, Johnson Roussety estime qu’il n’y a pas suffisamment de facilités pour démarrer une entreprise à Rodrigues. Il a abordé le sujet lors d’une conférence de presse, en compagnie de ses membres, mardi 7 juillet, à Port-Mathurin.

L’ancien chef commissaire a souligné le rôle que joue le secteur privé dans le développement du pays. Notamment, la création d’emploi. «Mais il est actuellement très difficile de se lancer dans une entreprise à Rodrigues. C’est devenu un parcours de combattant pour celui qui veut se lancer et opérer un business», ajoute Johnson Roussety. Il s’est penché sur les obstacles à l’expansion du secteur privé.

AMELIORER LE «EASE OF DOING BUSINESS»

Le leader du FPR estime que le statut des terrains est tout d’abord un problème. «90% des terrains sont des state land lease. Et démarrer un business sur ces terrains est décourageant», dit-il.

Il ajoute que les procédures administratives est aussi un problème de taille. Alors qu’il devrait y avoir plus de flexibilité, indique-t-il. L’ancien chef commissaire demande donc au gouvernement d’intervenir pour améliorer ce «ease of doing business». Car «il y a un déphasage entre les paroles et les actes».

Ce qu’il faudrait, c’est une réforme sur les terrains à bail agricole, résidentiel et commercial. «Bizin kapav met nou bann resours at the best use», soutient-il.

PLUS D’INVESTISSEMENT DES BANQUES

De plus, pour favoriser le «business culture» à Rodrigues, il propose la mise sur pied d’un select commitee. Grâce à ce comité, les mesures adéquates pourront être identifiées.

Mais, les banques commerciales de l’île devraient s’impliquer davantage, déclare-t-il.  Comment ? En aidant les entrepreneurs au mieux à travers le financement, souligne le leader du FPR.

De son côté, Lordana Meunier a exprimé le soutien et la solidarité du FPR envers Pravind Jugnauth depuis son jugement dans l’affaire Medpoint. « Au sein du parti, nous saluons le courage dont a fait preuve Pravind Jugnauth. Nous respectons le verdict du judiciaire. Mais nous constatons qu’il devient très difficile de faire de la politique car une décision collective peut jouer contre une seule personne », dit-elle. La membre du FPR espère de meilleures nouvelles concernant cette affaire.

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