Nikola Raghoonauth raconte son passé en poésie

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Incursion dans les souvenirs de Nikola Raghoonauth. Avec son nouveau spectacle intitulé L’éléphant Blanc qui nous a été présenté vendredi soir à l’Institut français de Maurice (IFM) à Rose Hill, le conteur nous invite dans son intimité et fait remonter le temps. «Je me souviens que quand j’étais petit, il y avait le poster d’un éléphant blanc dans notre chambre. À l’époque, la maison était en tôle. Me remémorer cet endroit m’a toujours inspiré quand j’avais à écrire», raconte le conteur.

Le titre de sa prestation était tout trouvé : L’éléphant blanc. L’incursion continue dans les souvenirs du conteur. La trame de son histoire remonte à son grand-père. Un grand-père que ni lui ni son père n’ont connu, mais dont l’histoire est trouble. «Mon grand-père, qui s’appelait André Raghoonauth, est décédé quand mon père avait 5 ans, ce qui fait qu’il l’a à peine connu. Les circonstances de son décès sont toujours restées floues. Certains disent qu’il a été assassiné, d’autres par contre racontent qu’il aurait été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Mon nom ‘Raghoonauth’ venait de lui. Avec ce nom je me suis toujours senti exclu, moi qui m’appelais également ‘Nikola’. Je voulais connaître l’origine de mon nom.»

En remontant le temps le conteur récolte des bouts d’informations et finit par apprendre que son grand-père avait été adopté par un natif de la Grande péninsule. «L’Inde me ramenait à l’éléphant blanc de mon enfance», explique-t-il.

Se sont ainsi ses recherches, ses doutes, le flou entourant son passé et les liens qu’il a tissés entre l’éléphant blanc de son poster et l’histoire trouble de son grand-père que le conteur retranscrit dans son spectacle. Une oeuvre qui dépasse la réalité pour se perdre dans la poésie et la fiction. Il surpasse ainsi ses émotions pour en faire une oeuvre d’art. Une oeuvre poétique, dramatique, ou tour à tour on rencontre un lanceur de couteaux, une chanteuse d’opéra, des chatons noyés et un petit garçon. L’oeuvre toutefois n’est pas complète. «L’écriture est encore en chantier. La prestation de vendredi n’est qu’un premier jet», explique l’artiste.

Nikola Raghoonauth, qui s’envolera bientôt pour la France, compte y continuer son chantier. «J’y prévois deux autres prestations», explique-t-il avant d’ajouter : «À chaque fois je prendrai l’avis du public en considération pour peaufiner le spectacle». Verra-t-on jamais l’oeuvre finie ? Ou tout comme un souvenir, elle est appelée à se réinventer à l’infinie.

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