Le MMM: «On n’est pas mort !»

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Le leader du MMM s’est refusé à tout commentaire après la cuisante défaite du MMM aux municipales.

Le leader du MMM s’est refusé à tout commentaire après la cuisante défaite du parti aux municipales. 

Une seconde défaite écrasante et sans appel en six mois. Les municipales signent-elles l’arrêt de mort du MMM ? Plusieurs adversaires de Paul Bérenger ont tout de suite dégainé pour enjoindre le leader mauve à se retirer de la sphère politique. Lui s’est refusé à tout commentaire. Il s’est contenté de répondre qu’il allait rencontrer la presse demain.

Mais au coeur même du MMM, il n'est pas question de remettre en cause le leadership de Paul Bérenger. D’ailleurs, l’état-major du parti confie que la défaite est loin d’être une surprise. Si les notables du parti admettent qu’ils ne s’attendaient pas à prendre le contrôle des villes, ils gardaient espoir de sauver les meubles dans certains wards à Port-Louis et à Rose-Hill.

«Je crois que le gouvernement bénéficie de l’effet des élections générales, même après six mois», affirme Ajay Gunness. Avant de relativiser la défaite :«Ce n’est pas la première défaite du MMM et ce n’est pas non plus la première fois qu’un leader politique perd une élection.»

L’ombre de Navin Ramgoolam

Il est d’avis que l’ombre de Navin Ramgoolam plane toujours sur la scène politique : «On paie toujours le prix de notre association avec Navin Ramgoolam lors des dernières élections», estime le secrétaire général des Mauves. Il fait ressortir que, seul, le MMM est «définitivement plus fort» qu’il ne l’était en étant allié au PTr.

Pradeep Jeeha, un des leaders adjoints du MMM, souligne que ce n’est pas la fin de son parti. Il prend même sir Anerood Jugnauth en exemple : «En 1995, tout le monde disait que SAJ ne valait plus rien politiquement. Mais aujourd’hui, il est Premier ministre. En politique, tout est conjoncturel.»

Dans la défaite, l’état-major mauve a fait preuve de solidarité, hier après-midi. Il s’est déplacé jusqu’à Riverwalk, au domicile de Paul Bérenger, pour «une petite visite». À 16 heures, un cortège de voitures a quitté la maison du leader mauve, avec à leur bord les membres du MMM qui faisaient grise mine. Calme, Paul Bérenger s’est, lui, refusé à tout commentaire, se réservant pour son face à face avec la presse demain.

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