Bérenger boude la Garden Party en l'honneur de la présidente

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La future présidente pose avec sa fille Imaan et son époux Anwar. Pour sa dernière journée en tant que simple citoyenne, Ameenah Gurib-Fakim a tenté de vaquer à ses activités habituelles.

La future présidente pose avec sa fille Imaan et son époux Anwar. Pour sa dernière journée en tant que simple citoyenne, Ameenah Gurib-Fakim a tenté de vaquer à ses activités habituelles. 

Elle a plongé de plain-pied dans ses nouvelles affectations. D’abord avec la visite de courtoisie d’une délégation de la République populaire de Chine, samedi. Ce qui lui a d’ailleurs permis de visiter le Réduit de fond en comble. Mais ce dimanche, ce sera le véritable bain de foule d’Ameenah Gurib-Fakim. Avec la Garden Party prévue au Réduit.

Une journée qui sera cependant marquée par l’absence du leader de l’opposition, Paul Bérenger. Irrité, ce dernier avait du reste quitté la cérémonie de prestation de serment de vendredi.  Il a soutenu avoir fait l’objet d’une «mesquinerie», car il avait été placé à la 15e rangée  lors de l’intronisation d’Ameenah Gurib-Fakim.

Le leader de l’opposition estime, lui, qu’il aurait dû se retrouver juste derrière le chef juge et le speaker. Du coup, il n’assistera pas non plus à la Garden Party donnée en l’honneur de la présidente, ce dimanche.

Ameenah Gurib Fakim tout enthousiaste

Au-delà de ces remous, Ameenah Gurib Fakim est, elle, tout enthousiaste, face à ses nouvelles affectations.«La contribution au pays a pris le dessus sur tout le reste», confiait-elle, alors que dans quelques heures, elle devait prêter serment.

Pour ce faire, elle a soumis deux lettres de démission  durant la semaine – elle était membre du conseil d’administration de la Barclays Bank et directrice du département Innovation et Recherche du CIDP. Le choix entre sa carrière et la présidence n’a pas été aisé, reconnaît-elle.

Mais il n’empêche qu’elle a une dose d’appréhension devant l’ampleur des responsabilités qui l’attendent. Sans compter la peur de ne pas être à la hauteur des attentes. «Je suis appréhensive devant l’immensité de la chose. Et puis il y a la peur de ne pas répondre aux attentes, tant je suis perfectionniste. En fait, le sentiment éprouvé est beaucoup plus fort que le jour de mon mariage», confiait-elle, alors qu’elle sait qu’elle sera bientôt officiellement présidente de la République.

Comment a-t-elle vécu ses derniers instants en tant que simple citoyenne…

Pour son intronisation, Ameenah a acheté, lundi, dans un magasin de Bagatelle un tailleur-pantalon noir et une blouse blanche, mélange de soie et d’étoffe. Elle n’a laissé personne la maquiller «sinon je ne me reconnais plus». Elle s’est coiffée elle-même.

Elle sait qu’elle ne pourra plus faire certaines choses, comme conduire sa voiture immatriculée AG 1070. «Cela va me manquer un peu mais pas les embouteillages !» Elle ne pourra plus aller à la mer incognito, à Flic-en-Flac, elle n’aura plus trop le temps pour le jardinage, ni pour le marché.

Elle s’est faite à l’idée d’avoir presque en permanence des gardes du corps qui la suivront comme son ombre. «J’ai été en quelque sorte exposée au regard public pendant pas mal d’années sans une présence physique formelle, certes. Je suis donc prête à assumer cette présence physique car elle fait partie de la fonction.»

Déjà des projets…

Ameenah Gurib Fakim n’a pas encore décidé si elle s’installera au Château du Réduit de façon permanente. Mais d’emblée, elle sait qu’une de ses premières actions sera de remettre à jour la page de la présidence qui s’est arrêtée à la lecture du discours-programme en janvier dernier. Tout comme elle fera venir un paysagiste pour voir comment valoriser davantage les immenses jardins du château et ouvrir plus régulièrement les lieux au public.

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