World of Seashells : Écouter chanter la mer !

Avec le soutien de

C’est l’oeuvre d’une vie. Rien de moins. Éric Le Court de Billot aime les coquillages et de cette passion est née un musée unique : The World of Seashells, qui répertorie pas moins de 10 000 espèces.
 
Éric Le Court de Billot ne fait pas partie des opportunistes qui ont, un matin, découvert le parti et le profit qu’ils pouvaient tirer de leur passion. L’homme est un éducateur dans l’âme qui, plus que tout, aime partager. C’est de ses parents, qui ont commencé, dans les années soixante, à collectionner les coquillages qui échouaient sur les plages mauriciennes qu’est née la passion d’Éric Le Court pour le monde généralement invisible au commun des mortels qui se cache dans nos lagons.
 
«Véritables bijoux de la nature, les coquillages restent inaccessibles pour nombreux d’entre nous. Certains vivent dans des profondeurs marines, d’autres ont l’art de se camoufl er habilement. Il est extrêmement difficile de les admirer dans leur habitat, d’où l’idée de ce musée qui donne aujourd’hui la chance de connaître ces chefs-d’oeuvre», souligne-t-il les yeux pétillants dans la pénombre bienveillante de son musée qui est installé à Ruisseau Créole, à Rivière-Noire.
 
 
The World of Seashells représente aujourd’hui une collection étonnante et unique : plus de 10 000 coquillages (cônes, olives, volutes, bivalves, cyprées, térèbes, mureux) représentant les trois principaux océans du monde (Pacifique, Indien et Atlantique), soit une des plus grandes collections des Mascareignes avec 1 500 espèces représentées !
 
Des espèces rares aux plus mystérieuses (voire dangereuses) : se promener autour des 18 vitrines du musée, c’est se plonger dans un «nouveau monde» que seul lui, sans doute, pouvait recomposer avec autant de méticulosité. «La richesse que nous avons sous nos mers est un héritage qu’il nous faut absolument préserver et montrer ces coquillages me permet également de sensibiliser tout le monde aux dangers qui guettent nos océans», souligne Éric dont la passion l’a également poussé à «descendre» sous l’eau pour photographier des coquillages vivants in situ.
 
Régulièrement sollicité dans les salons internationaux, ami des experts et des collectionneurs du monde entier, son oeuvre reste, à Maurice, plutôt confi dentielle par incompréhension ou désintérêt.
 
Il se démène donc comme il peut, sollicite les autorités scolaires, les grandes entreprises, frappe à toutes les portes touristiques pour que l’oeuvre perdure. Pour inciter davantage de personnes à visiter le musée il vient, cette semaine, de baisser les prix d’entrée (Rs 200 pour les adultes et Rs 150 pour les enfants). Ce n’est vraiment pas cher payé pour aller écouter chanter la mer…
Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires