Comores : 80 personnes interpellées après des manifestations

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L'infrastructure routière laisse à désirer, selon des chauffeurs de taxi qui se sont mis en grève jeudi.

Ils se sont violemment opposés à l’exploitation, par l’entreprise française Cola, d’une carrière de leur région. Résultat, quelque 80 habitants d’un village du Nord de l’île de la Grande Comore ont été interpellés par les forces de l’ordre mardi.

En érigeant des barrages routiers, ces habitants du nord de la Grande Comore entendaient exprimer leur mécontentement face à l’exploitation de cette carrière, dont les pierres doivent servir à la construction d’un nouveau port. Mais leur action a pris une autre tournure lorsqu’ils ont mis le feu au véhicule du directeur général de Colas Comores. Colas est une filiale de la multinationale Bouygues.

Les choses ne semblent pas s’être calmées dans la Grande Comore puisque jeudi matin, ce sont les chauffeurs de taxi qui se sont mis en grève. Ils refusent tout simplement de payer la vignette automobile devant financer les infrastructures routières. Ils s’estiment lésés, affirmant que les routes ne sont ni construites ni entretenues.

La Grande Comore est coutumière des grèves de ce type. En mars dernier, des chauffeurs de transports en communs avaient débrayé pour les mêmes raisons.

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