[Vidéo] Kidnapping allégué dans le Sud: un van noir et une motocyclette sèment la terreur

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Deux écolières fréquentant la Beau-Vallon Government School ont révélé à leurs parents qu’elles ont failli se faire enlever par un van noir. © Darren Mauree

Deux écolières fréquentant la Beau-Vallon Government School ont révélé à leurs parents qu’elles ont failli se faire enlever par un van noir. © Darren Mauree 

«Il ne s’agit pas de rumeur. Il y a bel et bien un van noir avec des vitres teintées qui circule dans le village. Et les personnes qui se trouvent à bord ont tenté d’enlever ma fille», affirme Darnelle Rennel, une habitante de Mahébourg. Selon ses dires, sa fille Mégane, âgée de 9 ans, a failli se faire enlever par des individus encagoulés, le vendredi 15 mai. 
 
Cependant, ce n’est que jeudi dernier qu’elle a pris connaissance de cet incident et elle a, de ce fait, porté plainte à la police de la localité. 
 
 
«Ma fille s’est confiée à son enseignante qui m’a, elle, alertée. En fait, ce jour-là, ma fille n’avait pas emprunté le chemin habituel pour se rendre chez sa grand-mère. Elle a eu peur de se faire gronder», raconte Darnelle Rennel. L’incident se serait produit peu après 15 h 30, tout près de l’établissement primaire que fréquente sa fille à Beau-Vallon. 

Le van noir sévirait aussi à Chemin-Grenier 

Selon cette femme âgée de 29 ans, les quatre personnes à bord du véhicule auraient dit à la petite Mégane que sa mère était souffrante et qu’elles étaient venues la récupérer. «Elle ne les a pas cru car on l’a mise en garde contre les étrangers. Elle a alors essayé de se sauver, mais elle a été poursuivie. Heureusement qu’elle a couru vers un endroit fréquenté. Le véhicule a rebroussé chemin», poursuit-elle. 
 
Valli, la camarade de classe de Mégane, aurait aussi été une victime. Sauf que dans ce cas, il s’agissait d’un van gris avec des vitres teintées et qui ne portait pas de plaque d’immatriculation. 
 
Sa mère, Vimla, confie que les personnes à bord du véhicule auraient dit à la petite qu’elles connaissaient ses parents et qu’elles allaient la déposer à la maison. «Elle a aussi vu une fille dans le van. Elle essayait de faire un appel quand l’un des hommes lui a arraché le téléphone portable avant de le fracasser au sol», relate-elle. 

Une moto effraie aussi 

Plus loin, à Chemin-Grenier, une collégienne âgée de 12 ans affirme avoir été témoin de l’enlèvement d’une autre fille, par des personnes qui se trouvaient à bord d’un van noir. «J’ai eu peur. Je me suis refugiée au collège. J’ai tout raconté à un enseignant qui en a parlé à mes parents. Ils ont eu peur», confie cette adolescente, avec l’autorisation de ses parents. 
 
Toutefois, il n’y a pas que le phénomène du «van noir» qui tourmente les Sudistes. Selon certaines personnes, il y aurait aussi un motocycliste qui agresse et commet des attouchements sur des femmes dans des villages tels que Souillac et Chemin-Grenier. 
 
On dénombre au moins trois victimes, dont Sarah*, âgée de 35 ans et enceinte de huit mois, ainsi que Marie*, âgée de 25 ans. Cette dernière, employée dans le secteur de l’assurance, raconte qu’elle rentrait chez elle, mardi dernier, quand elle a été accostée par un motocycliste. 

La main dans la blouse

«Il a enfoncé sa main dans ma blouse. Je croyais qu’il voulait arracher ma chaîne en or, mais il n’a rien fait de la sorte. Il a voulu ouvrir ma blouse. Et en ce faisant, il a arraché un bouton. Sa main était sale car le vêtement porte toujours des traces marron laissées par le motocycliste», confie Marie. 
 
Elle est tombée lorsqu’elle a essayé d’échapper à son agresseur. Les cris de Marie ont fait fuir le motocycliste. Toutefois, elle a pu remarquer qu’il pilotait une motocyclette noire. «Bien qu’il portait un casque intégral, la visière était ouverte. J’ai ainsi pu voir qu’il était de teint clair. Il paraît jeune, de taille haute», enchaîne-t-elle. 
 
En rentrant chez elle, Marie a tout raconté à sa mère. Les deux femmes s’apprêtaient à se rendre au poste de police de la localité quand la jeune femme s’est évanouie. «Je me suis levée à l’hôpital. Je suis toujours aussi traumatisée…», dit-elle.    
 
 
*prénoms modifiés  
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