Enchaîné à son lit d’hôpital, Dooyoodan Neemye demande dédommagement

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(Photo d’illustration) La victime était traitée pour blessures et brûlures à l'hôpital, mais la police l'a attachée à son lit.

(Photo d’illustration) La victime était traitée pour blessures et brûlures à l'hôpital, mais la police l'a attachée à son lit. 

«C’était humiliant et difficile de faire face à un tel traitement lorsque mes proches me rendaient visite.» Dooyoodan Neemye est toujours traumatisé par le cauchemar qu’il a vécu alors qu’il était hospitalisé à l’hôpital Victoria, à Candos. Il réclame un dédommagement d’un million de roupies à l’Etat. Une motion a été déposée, en ce sens, en cour, jeudi 21 mai. La magistrate prononcera son jugement à une date ultérieure. 
 
Toute cette affaire remonte au 2 janvier 2009. Grièvement blessé et brûlé à la suite d’une violente dispute avec son beau-frère, Dooyoodan Neemye a été hospitalisé d’urgence. Toutefois, à sa grande surprise, après avoir donné sa version des faits à la police, celle-ci a ordonné aux médecins de l’enchaîner à son lit d’hôpital sans aucune raison valable. Un traitement qui lui aurait été infligé pendant une semaine entière. 

Les chevilles ligotées même aux toilettes

«Ma fille avait peur de s’approcher de moi quand j’étais hospitalisé. Je pouvais à peine me déplacer. J’avais les chevilles ligotées même lorsque je me rendais aux toilettes…», a soutenu la victime dans sa plaidoirie. 
 
Son homme de loi, Me Yahya Nazroo, avance que son client a été traité de manière atroce par les forces de l’ordre. «Il a été sévèrement traumatisé par ce qui s’est passé», explique-t-il. 
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