Ouija : Une série B insipide

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Après avoir perdu Debbie, son amie d’enfance, dans des circonstances atroces, Laine tombe sur une vieille planchette Ouija dans la chambre de Debbie et tente alors d’y jouer pour dire “Au revoir” à la disparue… Pour l’heure, seul Pete,  petit copain de Debbie, accepte de l’aider. Convaincue qu’il ne peut s’agir que d’un suicide, Laine mène l’enquête et découvre que l’esprit convoqué par la planchette se fait appeler “DZ” et tient à poursuivre la partie coûte que coûte… Tandis que des événements de plus en plus étranges se multiplient, Laine sollicite l’aide de sa soeur cadette Sarah, de son amie Isabelle et de son petit copain Trevor. Peu à peu, les cinq adolescents se plongent dans l’histoire de la maison de Debbie et comprennent que leur amie n’était ni la première victime, ni la dernière. Et s’ils ne parviennent pas à refermer le portail qu’ils ont dangereusement ouvert, ils connaîtront le même sort que celle qui les a initiés au jeu de d’Ouija…

LA NOTE : 4/10

Si le producteur émérite Jason Blum transforme tout ce qu’il touche en grosses liasses de billets verts depuis 2007 et un certain Paranormal Activity, le nom de sa société Blumhouse Productions est encore très loin de ne labelliser que des modèles du genre. En revanche, force est de constater qu’elle a au moins eu le mérite de relancer un tant soit peu l’intérêt pour le cinéma d’épouvante ces dernières années, avec son lot de bonnes surprises (notamment American Nightmare) comme de films ingrats (les suites de Paranormal Activity, The Lazarus Effect, Insidious : Chapitre 2).

Le dernier-né de l’écurie Blumhouse, Ouija, a été confié à Stiles White, jusque-là scénariste, et pas forcément à classer dans l’élite du métier. Pour ceux qui en douteraient, il n’y a qu’à aller jeter un coup d’oeil sur les Boogeyman, Possédée et autres Prédictions, pour se faire une idée plus précise. Alors même si Ouija a connu de nombreuses difficultés, dont des reshoots quatre mois après la fin du tournage juxtaposés à des remaniements scénaristiques en pagaille, cela n’excuse pas le nombre impressionnant de bêtises concentrées à l’intérieur de ce film rance et routinier.

Avec son manque d’âme évident, sa réalisation lambda, son écriture ankylosée, ses personnages d’ados totalement inexistants à l’écran et ses «jump scares» que l’on voit venir à des kilomètres, Ouija renvoie aux productions horrifiques les plus fades des dernières décennies. À voir pour les fans du genre…

Fiche technique

Genre : Horreur, épouvante

Durée : 1 h 30

De : Stiles White

Avec : Olivia Cooke, Ana Coto, Daren Kagasoff, Douglas Smith, Bianca A. Santos

Salles : Star La Croisette, Star Caudan

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