Avez-vous la mémoire qui flanche ?

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Vous ne savez plus où vous avez rangé vos clés ? Vous avez oublié la réunion des parents d’élèves ? Vous avez manqué votre déjeuner avec vos amis d’enfance ? C’est que votre mémoire vous joue des tours. Quand ces oublis doivent-ils vraiment vous inquiéter ?
 
L’oubli. C’est la mission principale d’une mémoire qui fonctionne correctement, car il est impossible de retenir la totalité des informations reçues en une journée. Quand la mémoire dérape, elle provoque des bugs. Impossible alors de retrouver les clés de la maison ou encore de se rappeler l’endroit où l’on a garé la voiture. 
 
La plupart du temps, il s’agit d’un problème d’attention et non de mémoire. Par exemple, lorsque vous rentrez chez vous, votre esprit est encore au travail ou alors vous pensez à autre chose. Votre attention étant détournée, vous ne savez plus où donner de la tête. Autre facteur susceptible d’engendrer l’oubli : la fatigue. Pourtant, il y a bien un moment où l’on sait qu’on a de vrais soucis au niveau de la mémoire.

Les signes à repérer

Un oubli répétitif peut cacher un autre problème. Surtout lorsqu’il s’accompagne de troubles du langage (l’oubli d’un mot), du raisonnement (pas moyen d’assimiler plusieurs infos en même temps) et spatio-temporels (vous perdre dans un lieu qui ne vous est pas familier).

Quoi faire ?

Consulter. Un médecin généraliste fera l’affaire. Celui-ci vous orientera vers les démarches à suivre : examen neuropsychologique à base de tests, IRM du cerveau, etc. Plus tôt les troubles sont repérés, plus vite ils seront traités. Car dans certains cas, ils peuvent être des signes précurseurs de maladies comme l’Alzheimer.

Se soigner… l’esprit

Ce qui est bon pour le cœur l’est aussi pour la tête. Évitez de manger trop sucé ou trop salé, faites du sport, oubliez les plats trop gras : cela ne pourra que faire du bien au cerveau (voir encadré). Faire plusieurs choses à la fois, c’est un moyen d’entretenir son cerveau. Ainsi, cela permet de résister aux effets de l’âge, mais aussi de conserver plus longtemps une bonne santé mentale.
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Manger mieux pour réduire le déclin cognitif

 
L’alimentation a une incidence directe sur le bon fonctionnement du cerveau. C’est ce qu’explique une étude canadienne publiée dans la revue Neurology. Un régime à base de fruits, légumes et poissons protégerait contre le déclin cognitif. Durant 56 mois, des chercheurs de l’université McMaster à Ontario au Canada ont suivi 27 860 hommes et femmes issus de 40 pays différents et âgés de plus de 55 ans, tous présentant un risque élevé de maladies cardiovasculaires. D’après les chercheurs, ils étaient donc plus à risque de développer un déclin cognitif ultérieurement. Leurs habitudes nutritionnelles ont été suivies de près et les participants ont dû passer, au début de l’étude, 2 ans, puis 5 ans plus tard, plusieurs tests évaluant leurs capacités intellectuelles et leur mémoire. Ceux qui mangeaient le plus sainement avaient un risque réduit de 24 % de développer des troubles cognitifs ou de la mémoire. 
 
Parmi les 5 687 personnes avec de bonnes habitudes alimentaires, 14 % présentaient un déclin cognitif, contre 18 % - soit 987 participants – parmi les 5 947 consommant nettement plus de sucre, fritures ou moins de fruits et légumes. Des travaux précédents avaient déjà suggéré que le régime méditerranéen, riche en fruits, légumes, huile d’olive et poissons réduisait le risque de dégradation des facultés cognitives, soulignent les auteurs.
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