Pourquoi Ramgoolam a été arrêté

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Navin Ramgoolam paraissait serein à son arrivée aux Casernes centrales, hier. Il n’affichait pas la même assurance en quittant les locaux du CCID dans la soirée.

Navin Ramgoolam paraissait serein à son arrivée aux Casernes centrales, hier. Il n’affichait pas la même assurance en quittant les locaux du CCID dans la soirée.    

Le campement de Roches-Noires a encore valu des problèmes à Navin Ramgoolam. Mais cette fois, il n’est aucunement question de la fameuse soirée du 2 juillet 2011, mais de l’argent qu’il a utilisé pour s’acheter ce bungalow. 

Il lui est reproché d’avoir bénéficié d’un prêt de Rs 40 millions de la défunte Bramer Bank pour s’offrir son campement. Ce, à partir des fonds du pôle assurance de la British American Investment (BAI). La CCID considère qu’il s’agit d’un cas de blanchiment d’argent. 

Complot et faux en écriture dans l’affaire BAI

La deuxième accusation qui sera portée contre Navin Ramgoolam devant la Bail and Remand Court ce samedi 16 mai porte sur l’affaire Bramer Property Fund (BPF), autre filiale du groupe BAI. Il est reproché à l’ancien chef du gouvernement d’avoir comploté avec les directeurs de ce conglomérat afin de permettre au BPF de se séparer de ses actifs, alors qu’il était dans le collimateur de la Financial Services Commission (FSC).

C’est dans le cadre de cette affaire que l’ancien ami de Navin Ramgoolam Iqbal Mallam-Hasham a été arrêté pour blanchiment et trafic d’influence par la commission  anticorruption la semaine dernière. Ancien directeur de la State Investment Corporation (SIC), il avait placé Rs 150 millions d’une filiale de ce corps parapublic au sein du BPF et a négocié avec celui-ci pour l’achat d’espaces bureaux de la Bramer House, à Ebène, l’an dernier.

Ramgoolam autorise la vente d’une quarantaine d’actifs de BPF

Le BPF étant sous le coup d’une interdiction d’accepter de nouveaux clients et de prendre de nouveaux placements de ses clients existants, il a revendu une quarantaine d’actifs grâce à l’autorisation de Navin Ramgoolam. Ce dernier se retrouve ainsi accusé de faux dans les deux transactions impliquant Iqbal Mallam-Hasham. En signant le document de vente en vertu de la Non-Citizen (Property Restriction) Act, car des étrangers ont des intérêts au sein du BPF, il était convenu que celui-ci allait revendre ses biens à des sociétés mauriciennes.

Or, le BPF a revendu le 11e étage et le rez-de-chaussée de la Bramer House à Ottoman Capital Ltd, une société dont l’unique actionnaire est le Byzantium Trust, et dont les deux bénéficiaires officiels sont des entités étrangères : la Croix-Rouge et Médecins sans Frontières. Face à l’équipe de l’ACP Jangi, Navin Ramgoolam a rejeté toutes les accusations portées contre lui. Il était assisté des avocats Mes Gavin Glover, Shaukatally Oozeer et Hisham Oozeer pour la suite de son interrogatoire «under warning», qui avait débuté jeudi matin.

 
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