Soornack est «l’une de mes erreurs», admet Ramgoolam

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Pour la toute première fois, Navin Ramgoolam a évoqué à demi-mots sa relation avec Nandanee Soornack

Pour la toute première fois, Navin Ramgoolam a évoqué à demi-mot sa relation avec Nandanee Soornack. 

«Je n’aurais pas dû faire confiance à certaines personnes.» Navin Ramgoolam est longuement revenu sur ses déboires depuis sa perte du pouvoir, ce mardi 12 mai. Dans une conférence de presse au square Guy Rozemont, l’ancien Premier ministre (PM) a évoqué tour à tour son arrestation, les délits dont on l’accuse, une «vendetta politique» contre sa personne, mais aussi certaines de ses anciennes relations. Dont la moindre n’est certainement pas Nandanee Soornack.

L’ex-chef du gouvernement a en effet admis pour la première fois, même si c’est à demi-mot, avoir eu une relation avec la femme d’affaires réfugiée en Italie. Celle-ci, a-t-il dit, est «définitivement une de mes erreurs». Tout comme ses relations avec Mahen Gowressoo, Rakesh Gooljaury et Iqbal Mallam-Hasham.

Les excuses à Veena

«Peu de gens acceptent avoir fait des erreurs. Moi, je l’accepte», a-t-il avancé, avant de mentionner sa femme, Veena. «Ma femme a excusé mes erreurs, et m’a offert son support», a-t-il ajouté. Dans ce qui ressemblait à une réaffirmation de ses pouvoirs de leader, l’ex-PM a également annoncé que le parti tiendra son congrès annuel le 20 septembre prochain. Le leadership du PTr sera «remis en question» à ce moment, a-t-il promis.

 

«Je n’ai jamais accepté de commission»

Navin Ramgoolam est ensuite longuement revenu sur ses problèmes avec la justice. Il a affirmé n’avoir «jamais de sa vie accepté une commission de qui que ce soit». Il a également évoqué l’affaire Ramdhony, expliquant que plusieurs enquêtes ont été initiées à ce propos, dont une enquête judiciaire et une autre de la Human Rights Commission. Toutes ayant conclu à un suicide, il se demande quelle est la raison pour laquelle le dossier a été rouvert au lendemain de sa défaite aux élections.

Il n’a pas non plus oublié de lancer quelques piques à ses plus féroces adversaires du moment, se demandant qui de Roshi Bhadain ou de sir Anerood Jugnauth dirige réellement le pays. Il a aussi accusé le PM d’avoir «frappé sur un cadavre» en s’attaquant à lui lors du meeting du 1er mai de l’alliance Lepep.

Interrogé sur ses relations avec Arvin Boolell, qui a quitté avec fureur la réunion du comité exécutif plus tôt dans la soirée après son apparition surprise, Navin Ramgoolam a affirmé n’avoir aucun problème avec le porte-parole du PTr. «Nous devons tous travailler ensemble pour le bien du parti», a-t-il avancé.

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C’est une affaire qui a défrayé la chronique. Celle de Nandanee Soornack, l’amie intime de l’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam. Ce mercredi 19 avril, l’activiste rouge qui a quitté le pays après la défaite du PTr, parlera de sa vie personnelle et sociale aux membres de la presse. Voici un dossier pour mieux-comprendre toute cette polémique autour de la femme d’affaires désormais établie à Milan.

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