Secousses à la MPCB: «Il ne faut pas faire du sensationnalisme», dit Boolell

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Lors de son point de presse ce samedi 9 mai, le porte-parole du Parti travailliste, Arvin Boolell a longuement commenté le scandale au sein de la MPCB.

Lors de son point de presse ce samedi 9 mai, le porte-parole du Parti travailliste, Arvin Boolell a longuement commenté le scandale au sein de la MPCB.

«Les gens sont inquiets. Il ne s’agit pas de venir de l’avant avec des déclarations fracassantes pour faire du sensationnalisme. Cela crée une psychose.» Arvin Boolell est catégorique. Lors de son point de presse, ce samedi 9 mai, le porte-parole a commenté le scandale qui se profile au sein de la Mauritius Post and Cooperative Bank (MPCB). Ce dernier condamne vivement les «déclarations fracassantes» du ministre des Finances et celles du Premier ministre sur les scandales dans le secteur bancaire.

«Il est vrai qu’une banque doit accorder des prêts et que quand ces derniers restent impayés il faut prendre des mesures, à juste titre et avec respect, mais il ne faut pas venir de l’avant avec des déclarations fracassantes qui mettent tout un pays dans une psychose», a expliqué Arvin Boolell. Il a ajouté qu’au lieu de rassurer la population, l’Etat ne fait que l’inquiéter.

Politique de deux poids deux mesures

Commentant les «prêts toxiques», énumérés par Vishnu Lutchmeenaraidoo lors de son point de presse hier, Arvin Boolell avance qu’il y a une politique de deux poids deux mesures. «La banque MPCB a été créée en août 2003 et s’il est vrai qu’il y a eu des «prêts toxiques» comment cela se fait-il que cette situation a perduré tout ce temps ? Ces personnes qui ont bénéficié de ces prêts sont-elles des ‘politically exposed persons’ ?», s’interroge l’ancien ministre des Affaires étrangères.

«Est-ce que la banque de Maurice est en possession d’une liste des personnes qui ne remboursent pas leurs prêts ? Si tel est le cas qu’elle la fasse parvenir dans toutes les institutions concernées», a poursuivi le porte-parole du PTr.

Autre sujet évoqué lors du point de presse: la révocation de Kiran Meetarbhan au poste de directrice de la Competition Commission of Mauritius (CCM). «Le nouveau gouvernement a décidé de mettre une nouvelle personne sans appel de candidature. Juste parce qu’elle est parentée à Pravind Jugnauth et le ministre Seeruttun. C’est un cas de vendetta politique. On se demande pendant combien de temps cette campagne de harcèlement va perdurer», a-t-il poursuivi.

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