Élections municipales: les rapports de force

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Face à une opposition diminuée et désunie par la raclée des législative, l’alliance Lepep compte bien rafler le plus de sièges possibles lors des municipales.

Face à une opposition diminuée et désunie après la raclée des législatives, l’alliance Lepep compte bien rafler le plus de sièges possibles lors des municipales. 

Cinq villes sont à prendre. Certaines plus que d’autres. Si des responsables de campagne de chaque parti sont bel et bien présents sur le terrain, les rapports de forces se mettent déjà en place.

Le Muvman Liberater (ML) mise principalement sur la ville de Beau-Bassin–Rose-Hill, traditionnellement un bastion mauve. Le chef de ce parti, Ivan Collendavelloo, s’y était d’ailleurs illustré lors des dernières législatives, élu en tête de liste au n°19.

Paul Bérenger, qui semble empêtré depuis quelque temps dans des querelles internes et a dû faire face à un certain nombre de démissions, parviendra-t-il à reconquérir son fief ? Rien n’est moins sûr. Le patron du MMM avait, rappelons-le, manqué l’humiliation lors des élections de décembre, se faisant élire de justesse.

Les membres du ML comptent bien miser sur cette faiblesse de leur ancien parti. Cependant, Eddy Boissézon confie que la tâche d’établir la liste des candidats est loin d’être facile. «Nous avons des noms mais il reste encore l’étape de la coordination avec nos partenaires», explique-t-il. Seule quasi-certitude au sein du ML: Anwar Abbasakour – candidat battu aux dernières législatives dans la circonscription n°2 – devrait probablement se présenter aux municipales.

Chez les mauves, la deuxième réunion du comité de campagne a eu lieu lundi. «Les conseillers sortants auront la priorité. Idem pour ceux mis sur la touche aux municipales de 2012 et ceux qui sont sur la reserve list», affirme une source. Un autre intervenant estime que la ville dans laquelle le MMM a le plus de chance reste Beau-Bassin–Rose-Hill.

L’inconnue des dissidents mauves

Une inconnue entre également dans l’équation: il s’agit du nouveau parti qui sera bientôt lancé par les derniers dissidents du MMM. Celui-ci, dont le nom n’a pour l’heure pas été dévoilé, devrait être lancé à la mi-mai.

Alan Ganoo et consorts présenteront-ils des candidats? Auront-ils suffisamment de temps pour tâter le terrain? Y aura-t-il une alliance avec le ML? Jusqu’ici, mystère et boule de gomme…

Le MSM mise sur Quatre-Bornes et Vacoas-Phoenix

Quid du MSM ? Nando Bodha, le secrétaire général du parti, indique qu’une réunion visant à discuter de la répartition des candidats se tiendra vendredi, après le Conseil des ministres. «Nous avons un campaign committee national avec les trois partis (de l’alliance Lepep ; NdlR), mais nous comptons aussi instituer un campaign committee au sein de chaque ville avec des ministres et députés

Une source du MSM soutient que la liste provisoire des candidats sera présentée samedi. Elle comporte, poursuit-elle, plusieurs nouveaux visages. «On mise sur Vacoas-Phoenix et Quatre-Bornes. Mais nous ne négligeons pas les autres villes», explique notre interlocuteur.

Vacoas-Phoenix devrait en effet être le théâtre d’une joute ardue entre le MSM et le PTr. Cette ville n’a aucune couleur prédéfinie, tombant tantôt dans l’escarcelle d’un parti, tantôt dans celle d’un autre. Gageons que la bataille sera rude, même si le MSM part cette fois avec une longueur d’avance sur des rouges qui ont encore beaucoup de mal à se remettre de la chute de leur leader.   

Quatre-Bornes : les jeux sont ouverts

A Quatre-Bornes, c’est une autre histoire. L’alliance Lepep y est en position de force, l’alliance MMM-MSM ayant remporté les dernières municipales avec une avance confortable. Ce, grâce à l’appui de Kavi Ramano, notamment.

Celui-ci a néanmoins rejoint le camp des dissidents mauves, ce qui devrait changer la donne… Rappelons également que Xavier-Luc Duval est très populaire dans la région, ce qui pourrait jouer en faveur du PMSD.

Un PTr renouvelé

Du côté du PTr, on ne compte pas se laisser faire. Vacoas-Phoenix est en effet l’un de ses principaux objectifs pour les municipales, tout comme Port-Louis. La capitale, qui fut gérée par les rouges de 2005 à 2012, devra toutefois être durement reconquise.

Aux dernières municipales, le Remake 2000 s’était taillé la part du lion, avec 13 élus mauves et 24 sièges pour le MSM.

Selon un membre du comité de campagne travailliste, «il y a de nouveaux visages» dans la liste des candidats. Celle-ci, dit-il, sera prête dans quelques jours. Reste à savoir si ces nouveaux candidats auront suffisamment de temps pour convaincre les électeurs urbains.

Les bleus acceptent le deal de SAJ

Du côté du PMSD, on affiche l’optimisme. «Aucune ville n’est négligée», confie Xavier-Luc Duval. Celui-ci a finalement accepté la répartition des tickets au sein de l’alliance Lepep. Le MSM présentera donc 60 candidats aux municipales, tandis que les bleus et le ML se partageront les 60 tickets restants.

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