Informatique: ces jeunes développeurs en herbe

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Nous les avons rencontrés lors de la Developers Conference 2015, qui s’est terminée ce samedi 25 avril. Tous âgés entre 20 et 30 ans, ces jeunes software developers (voir hors-texte) débordent de passion pour leur métier. C’est qu’ils ont bien compris que ce secteur est appelé à jouer un rôle déterminant dans la transformation de Maurice en Smart Island.

Rajiv Jhoomuck : l’expérience de l’utilisateur avant tout

En parlant du manque d’entrepreneurs dans le secteur, Rajiv Jhoomuck fait partie des exceptions. Après une longue carrière en Europe, ce software developper de 30 ans a choisi d’ouvrir sa propre boîte à Maurice. C’est ainsi qu’il y a un an, avec son épouse, ils lancent Zeitgeist Software Ltd. Leur entreprise est spécialisée dans la création d’un type d’application dit ‘natif’.

Celui-ci utilise un niveau d’interaction avec les systèmes d’exploitation qui favorisent la performance et les fonctionnalités du téléphone. WhatsApp, Gmail ou Facebook en sont des exemples. En tant qu’entrepreneur, il estime que le manque dans le secteur s’explique par le fait qu’il y a beaucoup d’idées reçues. «Contrairement à ce que l’on croit, il ne faut pas un grand investissement pour lancer sa propre boîte dans le secteur. Il suffit d’avoir un ordinateur et une connexion Internet, et tout peut commencer !» explique-t-il.

Ce qu’il aime dans son métier : «C’est l’échange utilisateur-machine. Ce qui est important, c’est de pouvoir offrir une interface simple et utile à l’utilisateur pour lui faciliter la vie.»

Yusraa Hosenally : mordue de programmation

Du haut de ses 25 ans, Yusraa Hosenally est une jeune férue de programmation informatique. Elle a fait ses études en Engineering Studies in computer à Bangalore, en Inde. Yusraa travaille aujourd’hui pour checkout.com, une boîte française basée à Maurice, spécialisée dans la vente en ligne.

Ce qu’elle souhaite c’est que plus de femmes rejoignent ce métier qui, pour l’heure, reste très masculin. Yusraa soutient également que le gouvernement devrait davantage investir dans le secteur de la communication, de la recherche et du développement. «Il faut aussi promouvoir l’entrepreneuriat dans le secteur de l’informatique.»

Ce qu’elle aime dans son métier : «C’est un domaine dynamique, où la créativité et l’innovation sont mises en valeur.»

Kirtee Moheeputh : future «Project Manager»

Elle a une licence en Computer Science and Network Security et tout comme Yusraa, elle est software developer chez checkout.com. Mais Kirtee voudrait aller plus loin. «Je voudrais pouvoir prendre en charge tout un projet, dès la commande du client jusqu’à la livraison du produit.»

À 26 ans, Kirtee Moheeputh a des idées plein la tête pour optimiser les services publics du pays. «Prenez le système de transport gratuit, par exemple. Le ministre des Infrastructures publiques voudrait que les autobus soumettent un rapport sur le nombre d’étudiants et de personnes âgées qu’ils ont transportés. Ceci aurait pu être fait en un rien de temps si on donnait à ces passagers une carte à puce. Cela aurait été très utile aussi dans les cas de disparition pour retracer l’itinéraire.»

Ce qu’elle aime dans son métier : «Que ce soit pour un ascenseur ou une télé, la plupart des outils de la vie courante nécessitent une programmation. Travailler dans ce domaine ouvre donc une fenêtre sur le monde.»

Tejas Pagooah : chef d’entreprise à 20 ans

Il est tombé dans la marmite de la programmation à l’âge de 13 ans. Et depuis, il n’en est plus jamais ressorti ! En 2010, Tejas Pagooah a lancé Graphics Temple Ltd, boîte spécialisée dans la création de sites Internet et d’art numérique. Le jeune directeur suit en ce moment un cours en Information System Level 2 à l’université de Maurice. Ses clients, il les trouve à Maurice mais aussi à l’étranger. S’exprimant sur la capacité de Maurice à devenir une Smart Island, Tejas est d’avis qu’il faudrait que le gouvernement privilégie l’expertise locale. «Comment nos talents seront-ils reconnus à l’international si l’on persiste à prendre des experts étrangers alors que nous avons des personnes hautement qualifiées à Maurice ?» s’insurge-t-il.

Ce qu’il aime dans son métier : «C’est un secteur où on ne cesse jamais d’apprendre. Il a un bel avenir devant lui et ça bouge très vite.»

Tout savoir sur le «Software Development»

Qu’est-ce que le «software development» ?

C’est un procédé qui consiste à résoudre un problème de façon optimale à travers un système informatique. «Par exemple, si une pharmacie a un problème de gestion de clients, elle peut faire appel à un software developper qui se chargera de créer un programme informatique dédié à la gestion clientèle», indique Brian Caremben, software developper chez Make It Happen. Le produit doit être rapide, abordable et doit faciliter la vie de l’utilisateur.

Quelles études faut-il faire ?

«La plupart des développeurs font une licence en Computer Science. Mais il y a aussi des études en Software Engineering ou en Web Development. Toutefois, il faut savoir que certains développeurs sont des autodidactes et ont fait fortune sans diplôme, comme un certain Bill Gates ! Mais cela reste très difficile à Maurice », affirme Brian Caremben

Et la rémunération dans tout ça ?

«À l’étranger, un débutant peut commencer avec un salaire élevé mais à Maurice, un jeune peut commencer avec Rs 12 000, parfois Rs 20 000. Cela peut vite monter à Rs 50 000, voire plus»,explique Brian Caremben. Il ajoute que pour ceux travaillanten freelance, les choses sont différentes. «Cela dépend du projet et le développeur négocie le prix avec son client. Certains développeurs chez Apple ou Android gagnent des millions par mois. En réalité, le plafond est sans limite !» ajoute Yusraa Hossenally.

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