De Midlands au Val: Hors des sentiers battus

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Il suffit parfois d'un petit rien pour redécouvrir avec émerveillement la beauté de la nature mauricienne.

La montagne Lion, la rivière La Chaux, Le Val et ses environs... Il suffit parfois de peu pour admirer des paysages à couper le souffle.

On paie – souvent le prix fort – pour visiter les lieux touristiques connus, mais les coins perdus, loin des regards, sont sans doute ceux qui méritent le plus l’attention. La région se situant entre Midlands et Le Val, en passant par Cluny et ses environs, dans le Sud, offre une balade inoubliable à ceux qui sont prêts à sortir des sentiers battus pour apprécier la beauté naturelle des lieux.

On avance d’abord en direction d’interminables champs de canne à sucre, à partir de Midlands. Le décor change tout à coup des deux côtés de la route qui mène au village de Banane, puis vers Riche-en-Eau. Des arbres du voyageur se dressent le long de la rivière La Chaux, se mélangeant aux bambous géants qui apparaissent comme des îlots de fraîcheur au milieu des terrains en friche.

Faune locale

On y croise des singes, des lièvres et quelquefois des oiseaux exotiques comme le perroquet d’Inde. Puis, nous voici aux abords du parc naturel. On est maintenant à plus de 200 mètres d’altitude sur un sentier bordant une colline. Vue imprenable sur Saint-Hubert, Le Val et ses environs.

On aperçoit au loin la Montagne du Lion, la baie de Grand-Port et ses îlots. Par temps ensoleillé, l’on distingue la ligne blanche que dessinent les vagues dans le lagon qui arbore trois nuances de bleu – marine, turquoise et azur.

La route du moulin

Le sentier à flanc de colline a servi à acheminer la canne vers les moulins et est visiblement peu praticable en voiture. Sur les pentes se cachent des oiseaux dont on entend le chant et les roucoulements. Il s’agit de centaines de tourterelles malgaches dissimulées entre les branches de dizaines d’espèces d’arbres endémiques et exotiques.

Les oiseaux se nourrissent de goyaves de Chine et de baies sauvages tandis que les arbres feuillus constituent l’abri idéal pour la reproduction de ces volatiles venus d’ailleurs. Ce qui fait la beauté de ces lieux, c’est l’absence d’activités humaines. Aucun déchet à l’horizon ! À travers les buissons, des singes guettent farouchement les passants et se manifestent peu.

Montagnes couvertes de ravelanas

Au pied de la colline, la vue change à nouveau. De vastes étendues sous culture de riz animent la plaine jusqu’aux montagnes recouvertes de ravenalas. Entre deux crêtes, le déversoir du réservoir d’Eau-Bleu veille sur la vallée. Cette structure vieille de presque un siècle achemine l’eau qui alimente la station hydroélectrique du Val. Les cours d’eau se montrent enfin. De petits ruisseaux serpentent à travers champs et de temps à autre forment des bassins peu profonds entre les bambous. Plus loin, c’est le parc du Val dont l’accès est restreint. C’est à peu près le seul lieu à des kilomètres à la ronde à abriter des activités humaines.

À pied ou à vélo, ce parcours totalement déconnecté de la civilisation apporte son lot de surprises olfactives. Les odeurs de fruits mûrs, des feuilles parfumées ou même la boue sur la berge des ruisseaux obligent le visiteur à s’arrêter, ébahi… Certains lieux restent encore à être découverts et appréciés… mais en les ménageant !

Une araignée se vautrant paresseusement dans sa toile.

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