Syrie: le régime prêt à aider des Palestiniens à chasser l'EI de Yarmouk

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Le régime syrien s'est déclaré prêt à fournir des armes aux organisations palestiniennes pour chasser le groupe Etat islamique du camp de Yarmouk à Damas, où la situation humanitaire ne cesse d'empirer.

Dans le nord du pays, à Marea, ville stratégique pour l'approvisionnement des rebelles, deux voitures piégées ont explosé mardi soir et des affrontements violents ont éclaté, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

"Il y a eu deux voitures piégées dans et près de Marea, qui est sous contrôle de militants islamistes et du Front Al-Nusra", affilié à Al-Qaïda, a déclaré Rami Abdel Rahman, directeur de l'ONG.

Sept personnes ont été tuées dans la première explosion, et huit autres ont perdu la vie dans l'explosion de la deuxième voiture piégée près de la ville, a-t-il ajouté.

A Yarmouk, la dégradation de la situation a poussé le Conseil de sécurité de l'ONU à réclamer un accès des agences humanitaires aux milliers de Palestiniens qui se retrouvent bloqués depuis l'assaut des jihadistes le 1e avril.

Dans le camp, situé à seulement huit km du centre de la capitale syrienne, les accrochages ont cessé mais des bombardements aux barils d'explosifs se poursuivaient de la part du régime.

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad a reçu une délégation palestinienne dirigée par Ahmed Majdalani, un dirigeant de l'OLP, pour discuter des moyens de protéger les habitants du camp.

"A l'exception d'une intervention directe de l'armée, les autorités syriennes sont prêtes à soutenir par tous les moyens, y compris militaires, les combattants palestiniens", a affirmé à l'AFP Anouar Abdel Hadi, représentant de l'OLP à Damas, après la rencontre.

Cité par l'agence officielle Sana, M. Moqdad a souligné "la détermination de la Syrie et de l'OLP à combattre le terrorisme, qui s'est étendu aux camps de réfugiés palestinien, notamment Yarmouk". Il a ajouté que "le gouvernement syrien a fourni une aide humanitaire et médicale aux frères palestiniens".

"Il faut désormais un consensus entre les 14 organisations palestiniennes en Syrie et le gouvernement syrien pour imposer la sécurité dans le camp", a précisé à l'AFP M. Majdalani. Une réunion est prévue mercredi à ce sujet.

Si tous souscrivent, un tel rapprochement représenterait un changement important car ce quartier était devenu fin 2012 un champ de bataille entre forces du régime et rebelles syriens, appuyés chacun par des groupes palestiniens.

Les organisations palestiniennes présentes dans le camp sont en effet majoritairement hostiles à Bachar al-Assad.

Avec l'arrivée de l'EI à Yarmouk, le groupe ultraradical n'a jamais été aussi proche du centre de la capitale. "Son objectif est de contrôler un secteur de Damas", estime Rami Abdel Rahmane de l'OSDH.

Des résidents terrorisés ont raconté à l'AFP leur fuite du plus grand camp de Syrie après une semaine de combats féroces entre l'EI et des groupes palestiniens armés.

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