Annabelle Laprovidence: un riche parcours en tout sens !

Avec le soutien de
Annabelle Laprovidence et son petit bout de chou, Keyan. 
 
Le judo lui a ouvert bien des horizons. Sa mémoire regorge de souvenirs, de découvertes, de rencontres qu’elle a faites grâce à cette discipline. A eux est venu s’ajouter, il y a quelques jours, ce titre de Member Of The Order of the Star and the Key of the Indian Ocean (M. S. K). Annabelle Laprovidence est comblée…
 
En débutant la pratique du judo 8 ans de cela (elle avait 14 ans), elle ne s’attendait pas à avoir une carrière aussi riche. A être une décorée de la République. Alors là, pas du tout car à l’époque, l’unique raison qui a poussé Annabelle Laprovidence à s’adonner à cet art martial japonais était dit-elle « pour ne pas grossir davantage. Mo ti boule boule. Alors une amie m’a conseillé de venir pratiquer le judo. Au début, je n’aimais pas vraiment car lorsqu’on me projetait à terre, j’avais mal mais mon amie m’a encouragé et j’ai donc continué ».
 
Après six mois de pratique, elle fait sa première compétition en remplaçant une autre judokate dans le tournoi par équipe. Elle gagne son combat et contribue au triomphe de l’équipe. Ce fut alors comme une révélation. Elle sut à partir de ce moment qu’elle est destinée à être judokate. 
 
De là, les choses s’enclenchèrent. De compétition en compétition, sa progression se confirme. De façon visible car les médailles, de toutes les couleurs, accompagnaient chacune de ses participation. D’ailleurs, les médailles, elle en a tellement aujourd’hui qu’elle ne les compte plus. « Trop beaucoup », dit-elle avec ce rire qui ponctue presque toutes ses fins de phrases. 
 
Cependant, il y a deux médailles en particulier qui sont à la base de ses souvenirs les plus mémorables. Celle, de la couleur or, acquise aux derniers Jeux des Iles de l’Océan Indien aux Seychelles en 2011 et celle de bronze remportée, l’an dernier, aux Jeux du Commonwealth. « A Glasgow, après mon combat, j’étais comme une star. Tous voulaient être photographiés à mes côtés. Même l’ex-ministre Devanand Ritoo », se remémore-t-elle. Et, on comprend puisque le nombre de Mauriciens ayant réussi un tel exploit n’est pas énorme. Donc, puisqu’on en a une, toute fraîche, à côté de soi, pourquoi pas en profiter !  « Quand le quadricolore est montée au moment de la remise des médailles, il y avait un sourire figé sur mon visage. J’étais contente, j’étais émue, j’étais fière », poursuit-elle. Même sensation pour sa médaille d’or acquise aux Seychelles pour ses 1er Jeux des Iles. 
 
Seychelles, Ecosse, France, Réunion, Rodrigues, etc… et prochainement Gabon pour les Championnats d’Afrique, Annabelle Laprovidence a beaucoup voyagé grâce au judo. « J’ai rencontré des gens, me suis fait des amis dans chaque pays que je suis partie. Aussi, j’ai découvert d’autres cultures et vécu bien des expériences. Par exemple, j’ai voyagé à bord de l’un des plus gros avions du monde », dit-elle dans un éclat de rires. 
 
Les expériences, les médailles, les découvertes ne sont point terminées. Oh que non, Annabelle Laprovidence, 74e mondiale et 8e au classement africain, a aujourd’hui un objectif en particulier. Elle veut une médaille olympique et se dit prête à tout pour réaliser ce rêve. « Tout d’abord, il me faut me qualifier mais je me sens bien actuellement et je sais pouvoir le faire ». 
 
Son départ pour Rio est en effet tributaire de sa prestation aux prochains Championnats d’Afrique (prévus du 23 au 26 avril). 
 
Cependant, avant cette médaille olympique qu’elle rêve (avec elle toute la nation mauricienne rêve aussi) elle a trois médailles d’or à prendre en août prochain à La Réunion. Dans sa catégorie +78kg, toutes catégories et par équipe. « Je ne compte pas laisser échapper ne serait-ce qu’une d’entre elles », dit-elle en prenant dans ses bras, Keyan, son fils de deux ans. 
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