Publicité

Inondations du 30 mars 2013: «Les responsables ne doivent pas rester impunis»

30 mars 2015, 11:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Inondations du 30 mars 2013: «Les responsables ne doivent pas rester impunis»

«Le temps que justice soit faite, le gouvernement aurait dû venir en aide aux familles.» Deux ans après avoir perdu sa femme et son fils dans le tristement célèbre tunnel du Caudan, Allan Wright a toujours du mal à contenir sa révolte. Il participait, ce lundi 30 mars 2015, à une cérémonie en hommage aux victimes de ces terribles inondations, survenues le 30 mars 2013.

 

«La souffrance est toujours là», a confié Allan Wright. Vinod Kumar Khoosye, qui a perdu son fils Parveem, 26 ans, ne souhaite à «aucune famille de subir une chose pareille» et ce «même si tout le monde doit mourir un jour». Sa femme, Prateebha Khoosye, très émue, a fondu en larmes en parlant de son fils chéri.

 

 

Les proches des défunts ont également expliqué qu’ils comptent poursuivre l’Etat et lui réclamer dommages et intérêts. La plainte devrait être déposée d’ici à quinze jours. Cette décision fait suite à l’enquête judiciaire ouverte sur le drame. Celle-ci avait conclu que plusieurs institutions sont à blâmer pour la mort de Sylvia Wright, son fils Jeffrey, les frères Amrish et Trishul Tewary, Parveen Khoosye, Stevenson Henriette, Keshav Ramdharry, Rabindranath Bhobany, Vincent Lai et Retnon Sithanen. La onzième victime, Christabelle Moorghen, est décédée d’une crise cardiaque lorsque sa maison a été inondée à Canal Dayot.

 

«L’argent ne pourra jamais faire oublier la perte»

 

Vinod Kumar Khoosye a expliqué que «l’argent ne pourra jamais faire oublier la perte, mais les responsables ne doivent pas rester impunis». En janvier, après la conclusion de l’enquête judiciaire, Allan Wright avait rencontré le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. «Nous lui avons expliqué nos problèmes, nos familles, et pourquoi le système judiciaire veut que nous ayons à loger un case contre l’Etat», a-t-il avancé. Le montant des dommages qui seront réclamés n’a pas encore été fixé, a précisé Allan Wright.

 

D’après le père éploré, cette démarche vise également à mettre en lumière les multiples problèmes qui ont mené à cette catastrophe. Il affirme que depuis la date fatidique, rien n’a été fait à plusieurs niveaux pour éviter que le drame ne se reproduise. «Nous voulons que les institutions qui ont été blâmées prennent conscience qu’il y a des solutions. A la State Property Development Corporation, au niveau des caméras de surveillance, des accumulations d’eau lors de fortes pluies, tout est resté pareil», a-t-il fait valoir.

 

Publicité