On a testé: The Deck au Trou-aux-Biches Resort and Spa

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On avait envie de découvrir dans quel écrin se cachaient les people de l’ex-gouvernement et si l’ex-PM n’était pas trop mal logé lorsqu’il faisait campagne dans son fief de Triolet. Nous sommes donc partis en excursion à l’hôtel Trou-aux-Biches, le temps d’un déjeuner, parce que bien évidemment,nous n’avons pas accès à la suite de l’État.

Heure : Autour de 13 heures, un dimanche. Nous sommes avec une proche venue de France, qui n’a pas séjourné ici depuis 2006. Elle ne reconnaît pas Trou-aux-Biches ! Lors de son dernier passage, la route côtière existait encore, ainsi que l’ancien poste de police. N’étaient pas sortis de terre les boutiques et l’ATM en face du restaurant Souvenir, les feux rouges, la nouvelle station de police, les apparts-hôtel Be Cosy et leurs commerces, le restaurant du pandit Sungkur. Le choc ! Heureusement que les portes de l’hôtel se referment derrière nous comme deux oeillères masquant ce qu’on ne veut voir.

Ambiance : La classe ! Il a du goût l’ex-roi lion. Pour accéder au Deck, le restaurant de plage, nous passons par la réception, où nous découvrons qu’il est (presque) possible de marcher sur l’eau (grâce à des passages en bois sur des bassins). Nous longeons la piscine pour arriver près du boat house. Nous nous installons le plus face à la mer possible, c’est-à-dire que nous sommes simplement séparés de la plage par un petit muret en pierre. Nous respirons le vent salé à pleins poumons. Rien que là, ma journée pourrait s’arrêter (il n’en faut parfois pas beaucoup pour impressionner un journaliste !) Mais il est quand même impératif d’en profiter pour plonger dans la mer et de se sustenter.

Service : Discret et efficace. Les serveurs savent se tenir, comprennent au quart de tour quand on leur parle, conseillent et, surtout, ne sont pas obséquieux. À la hauteur des étoiles en somme, mais pas dans la lune. Le repas: La salade de coeurs de palmiste et marlin fumé est incontournable lorsqu’il fait 30 ° en pleine journée. Les petites touches de crème de balsamique apportent une acidité équilibrant les saveurs. La salade de poisson, avec des écorces de citron émincées, fait aussi partie des entrées rafraîchissantes et exotiques, puisque bien souvent, les touristes sont à l’affût du poisson, bien plus rare ou moins goûteux (surtout ceux d’eau douce) dans les régions rurales de France. En même temps, la carte n’est pas bien vaste, trois ou quatre choix d’entrées, idem pour les plats et desserts.

Pour suivre, nous commandons un plat de viande, sous forme de bavette de bœuf à la sauce au poivre et ses frites et un filet de poisson à la bisque de crustacés sur un lit de petits légumes grillés al dente. Nous décidons d’un commun accord de néophytes complets que c’est du sacréchien (rien à voir avec les animaux qui ont disparu des plages du Nord !), mais ne pensons pas à vérifier auprès du serveur. Peut-être devrait-il préciser spontanément. Car en écrivant, je réalise que je ne sais toujours pas de quelle espèce il s’agit. C’est excellent en tout cas, avec la cuisson idéale (ni trop sec, ni trop cru, parfois plus difficile à exécuter que la viande). Tout cela suivi d’une pannacotta et d’un brownie au chocolat accompagné d’une boule de glace à la cardamone, version luxe du kulfi malaï. Pour faire descendre, un irish coffee, un rhum arrangé et un café. À part pour ces boissons, nous prenons à chaque fois deux plats pour trois et c’est amplement suffisant.

Value for money : J’avoue que je n’ai pas eu accès à la note. Mais comme ce n’est pas tous les jours que l’un de nous peut se rendre dans un cinq-étoiles plus, j’ai quand même profité de l’occasion pour écrire cette chronique. Disons, à vue de nez, de ce que j’ai survolé dans le menu, dans les Rs 5 000 pour trois (des entrées autour de Rs 400, des plats autour de Rs 600, du vin à Rs 1 400, pas excessif par rapport aux prix pratiqués dans les autres établissements de moindre standing). Je crois aussi savoir que certains détenteurs de carte MCB ont droit à un discount de 10 %.

Prochaine visite : Pas demain la veille… À moins de me transformer en sirène ?

Note: 8/10

 
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