Sondage DCDM Research pour l’express: 83 % d’opinions favorables au gouvernement

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L’express de ce jeudi 26 mars a dédié sa Une aux premiers 100 jours du gouvernement, avec notamment un sondage d’opinion sur l'action gouvernementale. Il en ressort que le public est largement satisfait du début de règne de l’alliance Lepep. Nous reproduisons ici l’intégralité des textes publiés ainsi que les tableaux compilés par DCDM Research qui a mené ce sondage pour l’express.

559 des 667 sondés, soit 83,8 %, se disent favorables à l’action du gouvernement. Seuls 7,3 % y sont défavorables, 5,7 % étant sans opinion et 3,1 % refusant de répondre. Le gouvernement Lepep réalise néanmoins son pire – ou le moins bon – score parmi les étudiants et les chômeurs. Ils sont 25 % à être contre l’action gouvernementale. Les ménages qui touchent entre Rs 20 000 et Rs 30 000 créditent le gouvernement de 92 % de réponses favorables.

Dans toutes les régions, le gouvernement passe la barre des 80 % de réponses favorables.

Deux questions ont été posées aux sondés : «Êtes-vous favorable ou défavorable à l’action du gouvernement?» et «Êtes-vous favorable ou défavorable à l’action de l’opposition parlementaire?»

L’OPPOSITION PAS DÉSAVOUÉE

Et là, l’opposition n’est pas forcément désavouée malgré la crise au MMM (le sondage a été réalisé à l’apogée de cette crise ; NdlR) et malgré les déboires de Navin Ramgoolam. 48 % des sondés apprécient l’action de l’opposition parlementaire qui essuie cependant une réponse «défavorable» auprès de 33 % des sondés.

Fait marquant : de toutes les régions, c’est à Beau-Bassin–Rose- Hill, bastions du MMM, que l’opposition réalise son pire score (36,8 % de réponses favorables et 45,6 % de réponses défavorables). L’opposition doit aussi se faire à l’idée que les chômeurs, les moins heureux du gouvernement du jour, n’apprécient pas forcément l’action de l’opposition (48,6 %). C’est d’ailleurs la seule catégorie de sondés, avec les retraités, où l’action de l’opposition bute sur un plus grand nombre de réponses défavorables que favorables. Dans toutes les autres catégories – sociales, tranches d’âge, revenus, régions – l’opposition réussit à récolter plus de réponses favorables que défavorables.



Baromètre d’opinion réalisé par DCDM  Research : la méthode

◗ 667 individus âgés de 18 ans et plus, résidant dans des ménages privés

◗ Entretiens réalisés à domicile, par téléphone

◗ Méthode des quotas: districts, âge, genre, CSP, appartenance communautaire

◗ Les dates d’entretien: du 24/2/2015 au 24/3/2015, entretiens réalisés quotidiennement

◗ La marge d’erreur se situe autour de 4 %



Des mesures qui séduisent

Conformément aux promesses électorales, le gouvernement de l’alliance Lepep a démarré son opération «netwayaz» sans tergiversation. Dès le 22 décembre, les premières décisions sont prises. À commencer par le paiement de la pension de vieillesse, qui est revue à la hausse, passant à Rs 5 000 pour les retraités âgés de 60 à 89 ans. Cette mesure est suivie du paiement d’une compensation salariale de Rs 600 en janvier.

Le 24 décembre, coup de théâtre. Le restaurant du pandit Sungkur, situé sur la plage de Trou-aux-Biches, est appelé à disparaître. Une mise en demeure est servie à Ritum Coffee, par l’entremise d’un huissier, pour que la parcelle de terre sur laquelle le restaurant a été érigé soit restituée à l’État. Le pandit fait démolir la terrasse qu’il avait construite et qui empiétait sur 5 m2 de la plage publique. Suryadeo Sungur saisit également la justice. De son côté, le ministère évoque un non-respect des conditions du bail.

Le 26 décembre, haro sur les terres de l’État distribuées sous l’ancien régime. Le ministre du Logement et des terres Showkutally Soodhun entame une opération commando dans le but deles récupérer. Plusieurs détenteurs de bail sont ciblés. Avec plus d’une centaine d’arpents de terres repris, sur un total de 1 152, le ministère mène l’enquête, des dossiers étant envoyés au Parquet et à la police. L’Independent Commission against Corruption ouvre également deux enquêtes sur des cas suspects.

Le 1er janvier, l’hôtel Tarisa, à Mont-Choisy, est de ceux qui passent à la trappe. Le gouvernement décide de rouvrir au plus vite la route côtière, qui est fermée depuis mars 2013. Et le mois dernier,à la suite d’une mise en demeure que lui sert le ministère du Logement et des terres, le gérant prend la décision d’enlever son grillage. La bataille légale est toujours en cours.

Durant la même période, le ministre de l’Environnement Raj Dayal entre en scène. Il demande un audit national afin d’identifier d’anciennes plages publiques et les rendre accessibles.

Au rayon des mesures populaires, c’est celle concernant le permis à points qui sera la plus saluée. Le 1er janvier, tous les compteurs sont remis à zéro pour le plus grand bonheur des automobilistes. Le ministre des Infrastructures publiques Nando Bodha annonce que le système sera revu. Le nouveau permis à points entrera en vigueur en avril et des radars seront relocalisés.

Le 6 janvier, une autre décision crée une vague de soulagement. Elle porte sur la suspension des permis de North West Fun Ltd, de Jayraj Woochit, et de Blue-Shell Ltd, de Hemant Kumar Dookun, pour opérer des jet-skis. S’en suivra la résiliation du bail de Jayraj Woochit sur l’accès à l’îlot Gabriel.

Le 9 janvier, le Premier ministre annonce la renégociation du contrat de Betamax pour le transport de produits pétroliers entre l’Inde et Maurice. Après enquête, le ministre des Services financiers et de la bonne gouvernance indique qu’il y a eu maldonne et que des procédures n’ont pas été respectées. Le contrat est finalement résilié et en début d’année, le gouvernement fait ressortir que Betamax était payé le double du prix du fret pratiqué sur le marché mondial.

Le 19 janvier, Jin-Fei revient sur le devant de la scène. Le 8 février, le ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo annonce qu’une solution sera bientôt apportée. Finalement, le gouvernement décide d’achever les démarches en vue de la réappropriation des 500 arpents de terres allouées aux Chinois par l’ancien régime.

Pour relancer le projet, un port franc, un espace dédié aux affaires ou encore des projets résidentiels sont à l’étude. Sous ce chapitre, on retrouve aussi Neotown avec la décision de l’État de reprendre les 58 arpents et 33 perches destinés à ce projet aux Salines.



Les principaux acteurs

SAJ, le sage

Il aura 85 ans la semaine prochaine. Sir Anerood Jugnauth (SAJ) incarne à lui seul la force de son gouvernement. Et ce, même s’il n’affiche pas la même hargne qu’à ses débuts en politique. Tel un sage, il prodigue des conseils qui sont écoutés et appliqués. Il parle peu. Mais dès qu’il ouvre la bouche, dit-on, même les plus tumultueux de ses députés se taisent, tels des enfants face à leur père. Et la sagesse a appris au vieux loup qu’il ne faut pas prendre la parole pendant les fêtes religieuses car sinon le ciel risque de lui tomber sur la tête.

Xavier-Luc Duval, le chanceux

Une bonne fée semble veiller sur Xavier-Luc Duval. Sinon, comment expliquer qu’il n’a fait que quelques mois sur les bancs de l’opposition et qu’il s’est retrouvé du bon côté pour être ministre ? Cela, alors qu’il venait à peine de quitter le gouvernement de Navin Ramgoolam. Son étoile a instantanément brillé pour qu’il obtienne un portefeuille ministériel alors que l’on croyait que le parti du Coq allait être désorienté telle une girouette en pleine tempête… politique.

Il a su se poser sur la bonne branche. S’alliant à deux autres partis dits petits, il n’a pas laissé de plumes lors de la bataille électorale. Il s’en est sorti en bombant le torse, fier comme un coq qui s’agrippe à son fauteuil de no2 dont le lion l’avait privé pendant plusieurs années.

Vishnu, le magicien

Serait-ce lui Merlin l’Enchanteur ? Quand la presse lui avait demandé comment il comptait absorber les Rs 4,7 milliards que coûterait la hausse de la pension de vieillesse, Vishnu Lutchmeenaraidoo avait répondu : «Je suis un magicien.» Une chose est sûre : il sait séduire. Et il ne fait pas uniquement des tours avec des pièces de monnaie. Il a aussi recours à la magie du verbe. Abracadabra…

Des syndicalistes grincheux sont souvent sortis d’une réunion avec lui tout sourire. Idem pour le secteur privé. Tandis que l’Europe, qui est le principal partenaire économique de Maurice, soigne les plaies engendrées par la crise, Vishnu le magicien annonce un taux de croissance de 5,7 % pour 2016-17. «Comment fera-t-il ? Peut-être avec une baguette magique», avait déclaré le jeune député travailliste Ezra Jhuboo.

Mieux encore. Comme Merlin l’Enchanteur, Vishnu Lutchmeenaraidoo prédit un second miracle économique sous sa houlette. Son grand spectacle, il l’a fait lundi face à un public quasi conquis. Un show télévisé. Il a annoncé un Budget de Rs 106 milliards pour l’État mauricien tiré de son chapeau en disant : «C’est un no-Tax Budget.»

Super Dayal

Il a été un des ministres les plus médiatisés… On le nomme Super Dayal (alias Raj Dayal) car il est partout. De l’eau s’infiltre dans votre maison ou envahit votre quartier, il suffi t de l’appeler et il rappliquera comme l’éclair. Et ce, même si les routes sont bloquées. Comme tout super-héros, il vole. N’ayant pas de cape, il se déplace à bord de son joujou favori. On se souviendra de la fois où il a pris place dans l’hélicoptère de la police pour aller à la rescousse d’habitants de Bel-Ombre.

Voler. Il aime ça. À tel point qu’il a volé au secours des Rodriguais après le passage du cyclone Bansi, en janvier, en affrétant un avion d’Air Mauritius. Il avait même mobilisé ses troupes, des techniciens et des soldats de la Special Mobile Force.

Mais Super Dayal est aussi un combattant. Il a déclaré la guerre aux chiens errants qui envahissaient les plages. Raj Dayal, c’est aussi un défenseur des droits des enfants qui milite pour leur protection. Car, lorsque le 11 mars la station météo a décidé d’enlever l’avis de pluies torrentielles qui était en vigueur, le ministère de Raj Dayal a émis un communiqué, conseillant aux parents de garder leurs enfants bien au chaud à la maison.

Si Super Dayal n’a pas la capacité de résoudre un problème, c’est son fils Avineshwar qui s’en charge. Il a été nommé au Conciliation Service du ministère de la Fonction publique.

Ivan Collendavelloo, le bourreau des coeurs

Il a brisé bien des coeurs. Paul Bérenger et les militants en savent quelque chose. Ivan Collendavelloo a failli donner des crises cardiaques à quelques-uns de ses adversaires. Surtout lorsqu’il est sorti en tête de liste au no19 lors des législatives alors que le leader historique du MMM a failli mordre la poussière.

Et Ivan Collendavelloo ne veut pas s’arrêter là. Il souhaite conquérir le coeur d’autres militants qui ne semblent pas insensibles à son charme. Combien de «militants koltar» ont quitté «lakaz mama» pour se jeter dans ses bras ?

«L’amour est un charbon qu’il faut éteindre, sinon il met tout le coeur en feu», dit le dicton. Les promoteurs de la centrale à charbon en savent quelque chose. Eux aussi ont eu le coeur brisé. Ivan Collendavelloo a éteint leur ardeur en mettant leur projet au placard.

Le «ti-Premier ministre »

Il est leader de son parti. Mais Pravind Jugnauth a cédé le premier rôle à son papa. Il lui a quand même piqué quelques privilèges comme le droit de regard sur la télévision locale. Quelques ministres chuchotent qu’il est le «ti-Premier ministre». Il n’hésite pas à faire entendre ses idées au Cabinet. Bien qu’il ait le même statut que les autres ministres, une grosse berline qu’il avait commandée avait fait grand bruit. Et pas uniquement à cause du moteur.

Comme tout leader, il vise le trône suprême. Il essaie de se faire respecter tout en espérant que le soleil brillera au moment venu.

Mahen Jhugroo, le sniper

Mahen Jhugroo aurait bien aimé être ministre. Mais il s’est vu confier un autre rôle. Celui de tirer à bout portant sur les membres de l’ancien gouvernement. Et il fait très souvent mouche. Avec ses questions parlementaires, des dossiers brûlants ont fait surface. Comme celui de l’ancienne conseillère de Navin Ramgoolam, Jessica Weber, qui a touché plus de Rs 2,3 millions en 23 mois. Ou encore les voyages de l’ancien Premier ministre au coût de Rs 200 millions. Mahen Jhugroo préfère être «une puce» dans la fourrure de ses adversaires, comme il l’a dit lui-même dans un entretien à l’express en décembre.

Showkutally Soodhun, le chasseur-nettoyeur

Il est membre de la «shouting brigade» du MSM. Showkutally Soodhun a toutefois changé de rôle depuis qu’il est au gouvernement. Il est devenu le chasseur-nettoyeur. Les proches de Navin Ramgoolam en savent quelque chose. Le pandit Sungkur en a fait les frais. Lorsque Showkutally Soodhun l’a menacé de raser son restaurant sur la plage de Trou-aux-Biches, il s’est tourné vers la justice.

Le propriétaire de l’hôtel Tarisa a lui aussi eu un aperçu des talents du chasseur nettoyeur qui a passé un bon coup de balai sur plusieurs plages octroyées à des proches de l’ancien régime. Il a dépoussiéré des dossiers. Il a même demandé à la police d’enquêter sur ceux ayant fait des spéculations foncières sur les terres de l’État.

Les détectives

Tintin se fait aider par Dupont et Dupont. Le gouvernement de sir Anerood Jugnauth a, lui, son propre trio de détectives. À commencer par Roshi Bhadain, le ministre de la Bonne gouvernance. En tant qu’ancien chef enquêteur de la commission anticorruption, jouer au détective doit lui manquer. Il y a eu l’enquête sur l’affaire Betamax qui a mis fi n au va-et-vient du pétrolier Red Eagle entre Maurice et l’Inde. De plus, dès que les premières fi ssures de la route Terre-Rouge –Verdun ont fait surface, il a vite plongé son nez dans le contrat signé avec l’entrepreneur. Roshi Bhadain a également passé à la loupe le contrat de Dan Callikan qui a empoché près de Rs 5 millions après sa démission de la Mauritius Broadcasting Corporation.

D’ailleurs, à l’image de Sherlock Holmes, ce ministre-enquêteur a enfilé son manteau pour se rendre à Londres. Raison officielle : il était allé chercher l’assistance anglaise pour préparer une loi afi n de créer la Financial Crime Commission. Il était accompagné de Ravi Yerrigadoo, l’Attorney General qui travaillerait sur cette loi. Mais certains disent qu’ils y sont allés pour enquêter sur Navin Ramgoolam. Pravind Jugnauth vient compléter ce trio. Tels des officiers de la Criminal Investigation Division, ils n’ont pas hésité à convoquer Thomas Galet, Deputy Chief Operating Officer de Dufry, et Simo Carevic, Chief Executive Offi cer de la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP) dans l’appartement de l’Attorney General à 2 heures du matin pour leur tirer les vers du nez «pour que la vérité éclate sur le fonctionnement de la MDFP et le transfert des commissions».



Les faux pas

Nominations à la pelle

Durant la campagne électorale, l’alliance Lepep avait assuré que les postes de directeurs généraux au sein des sociétés de l’État seraient remplis après des appels à candidatures. Or, il y a eu quelques manquements à cette annonce.

La série commence par la nomination de Luchmyparsad Aujayeb au poste de directeur général de l’Independent Commission against Corruption. Suivie de l’apparition de deux nouveaux commissaires : Narain Krishna Peerun, qui a été directeur du National Security Service de 2000 à 2005, et Shakila Bibi Jhungeer.

L’on retrouve ensuite Pritam Parmessur, considéré comme un proche du Premier ministre, qui a été nommé directeur général de la Mauritius Broadcasting Corporation. De son côté, Sherry Singh a été propulsé au poste de Chief Executive Offi cer de Mauritius Telecom. Ce dernier fait partie du cercle intime de Pravind Jugnauth.

Parmi les nominations contestées, celle de Vijaya Sumputh au poste de directrice exécutive du Trust Fund for Specialised Medical Care et au conseil d’administration de la Mauritius Post and Cooperative Bank. Elle est considérée comme une amie proche du ministre de la Santé Anil Gayan.

Une autre nomination en a étonné plus d’un : celle de Prakash Maunthrooa au conseil d’administration d’Air Mauritius. L’homme fait face à un procès concernant l’affaire Boskalis dans laquelle il est accusé de complicité. Plus récemment, l’on retiendra la nomination d’Avineshwar Dayal, fils du ministre de l’Environnement Raj Dayal, à la direction du Conciliation Service du ministère de la Fonction publique.

Affaire Duty Free Paradise

Alors qu’une enquête est en cours concernant la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP), Roshi Bhadain,  Jugnauth et Ravi Yerrigadoo ont rencontré deux représentants de Dufry – principal fournisseur de la MDFP – le 16 février. Les représentants de cette société avaient juré un affidavit et proféré des accusations contre les trois ministres. Répondant à une Private Notice Question du leader de l’opposition, sir Anerood Jugnauth avait confirmé la tenue de cette réunion nocturne au domicile de Ravi Yerrigadoo. Le but, avait indiqué le Premier ministre, était de récupérer des documents pour aider la police.

Transfert du bureau du DPP

La décision prise par le Conseil des ministres le 27 février n’est pas passée comme une lettre à la poste. Surtout pour le Directeur des poursuites publiques (DPP), dont le bureau a été transféré sous l’égide de l’Attorney General’s Office. Satyajit Boolell a émis de sérieuses réserves par rapport à cette proposition qui consiste à réduire ses opérations d’organisme indépendant pour l’administration de la justice à celle, dit-il, de simple département du bureau de l’Attorney General. Une démarche que le DPP estime anticonstitutionnelle.

De son côté, l’Attorney General a assuré quele DPP gardera son indépendanceet que ce sontuniquement les tâchesadministratives qui passeront sous la tutelle deson bureau.

Visite de Modi : Dayal insiste

Le ministre de l’Environnement Raj Dayal tenait à ce que Narendra Modi, qui était en visite à Maurice, assiste à une session de prières au temple géré par sa famille au bord du lac sacré à Grand-Bassin. Malgré le refus de l’offi cier indien Manish Sharma, chargé de la sécurité du

Premier ministre indien, de déroger au protocole de sécurité, Raj Dayal a insisté pour conduire Narendra Modi dans ce temple.

Husnoo s’allie aux colporteurs

Le ministre des Collectivités locales Anwar Husnoo a suggéré que les marchands ambulants bénéfi cient de facilités hors taxes pour l’achat de véhicules utilitaires. Une proposition qui n’a pas fait l’unanimité. Notamment parmi les commerçants qui protestent depuis des années contre l’activité des colporteurs. Autre décision qui n’a pas été favorablement accueillie : celle de permettre aux marchands ambulants de travailler durant le mois de décembre.

Interpellation de Thandarayan

C’est le samedi 14 mars que des éléments du Central Criminal Investigation Department ont interpellé Pazany Thandarayan, l’avoué de Nandanee Soornack, à sa descente d’avion. Plusieurs documents qui étaient en sa possession, ses téléphones portables et son ordinateur ont été saisis puis mis sous scellés. L’avoué de l’activiste rouge a porté plainte contre la police qui a dû faire marche arrière et lui rendre ses effets personnels.



Ces projets controversés

Abandon de la centrale à charbon CT Power

Le projet, qui visait à fournir 110 MW d’énergie au Central Electricity Board (CEB), n’a cessé d’alimenter le débat depuis qu’il a été présenté. Le gouvernement a fi nalement tranché en décidant de ne pas aller de l’avant avec la construction de la centrale à charbon de CT Power à Pointe-aux-Caves. Il estime que le promoteur n’a pas donné toutes les garanties financières requises pour sa réalisation.

Ce qui a fait réagir ceux qui sont en faveur du projet. Ils estiment que la décision du gouvernement pénalisera le CEB. D’autant plus, arguent-ils, que la demande en électricité est en hausse, comme l’indique le dernier pic qui avait atteint 456,8 MW en mars.

De plus, ce qui exacerbe davantage leur inquiétude, c’est le retard dans l’installation de quatre nouvelles turbines de 15 MW chacune à la centrale de St-Louis. Selon eux, CT Power aurait contribué à satisfaire la demande énergétique du pays.

De leur côté, les militants écologistes se réjouissent de la décision du gouvernement. Dès le départ, les contestataires ont martelé que ce projet ferait beaucoup de tort à l’environnement et qu’il aurait un impact sur la santé des riverains. L’opposition avait elle aussi émis des réserves sur ce dossier.

Éradication des chiens errants

Les chiens qui errent dans des lieux touristiques renvoient une mauvaise image de Maurice. Sans compter le fait qu’ils représentent un danger pour les membres du public. C’est du moins l’avis du ministère de l’Environnement qui a décidé qu’il fallait les capturer et les éliminer.

Ce qui a provoqué le courroux des amoureux des animaux. Selon eux, ce sont les propriétaires insouciants qu’il faudrait éduquer. L’idéal, disent-ils, serait de stériliser les chiens en masse.

Le ministère a finalement tranché. Sa proposition: que ceux qui souhaitent adopter un des chiens capturés se rendent à la Mauritius Society for Animal Welfare pour le faire.

Jeux de hasard : les «zougaders» irrités

Élimination des cartes à gratter, hausse du coût des licences de bookmakers qui opèrent en dehors du Champ-de-Mars qui passe de Rs 350 000 à Rs 3,5 millions… L’objectif du ministre des Finances en présentant ces mesures : empêcher que les jeux de hasard ne gangrènent la société. Sauf qu’elles n’ont pas été au goût de tous. Notamment parmi de nombreux joueurs qui s’y étaient habitués. Mais aussi du côté des bookmakers. Plusieurs affirment qu’ils auront du mal à survivre. Construction de barrages sur des rivières

Le gouvernement avait proposé dans son manifeste électoral que des barrages soient construits sur des rivières. Le but : résoudre le problème de fourniture d’eau. Et le 20 mars, le Conseil des ministres a décidé d’aller de l’avant avec ce projet. Les deux premières régions qui seront concernées : Rivière-des-Anguilles et Constance.

Lorsque le projet avait été évoqué, plusieurs organismes, dont la Water Resources Unit et le comité Maurice île durable, s’étaient penchés sur la question. Certains techniciens proches du dossier avaient indiqué que cette solution serait viable. D’autres officiers au sein de la Central Water Authority n’étaient pas du même avis. Selon eux, les barrages deviendront obsolètes en période de sécheresse car les rivières elles-mêmes seront asséchées.

Lourd dossier du métro léger

Voilà un projet qui a déchaîné les passions. Le métro léger a alimenté de nombreux débats, en particulier durant la campagne électorale. Pour l’ancien gouvernement, cela aurait été la solution idéale au problème de congestion routière. Mais le nouveau régime a, lui, insisté pour que ce projet soit abandonné. À présent, le ministère des Infrastructures publiques compte utiliser les terres déjà acquises pour la mise en oeuvre d’un projet de Bus Rapid Transit.



Quelques promesses non tenues

L’alliance Lepep avait égrené une liste d’objectifs à atteindre durant ses trois premiers mois au pouvoir. C’était lors de la campagne électorale et même dans son manifeste. Or, quelques-unes de leurs promesses n’ont pas été tenues jusqu’ici.

Une présidente de la République

La scientifique internationalement reconnue Ameenah Gurib-Fakim avait été présentée comme la première femme présidente de la République par l’alliance Lepep lors de la campagne électorale. Elle attend toujours d’être nommée, alors que Kailash Purryag s’accroche à son fauteuil du Réduit.

Baisse du prix du carburant

C’était leur cheval de bataille durant la campagne électorale. Les candidats de l’alliance Lepep avaient promis que l’essence serait moins chère aussitôt qu’ils seraient au pouvoir.

Salaire minimal

Même si le ministre du Travail planche sur l’introduction d’un salaire minimal, les syndicalistes ne sont pas consultés. C’est ce qu’a affirmé Reeaz Chuttoo dans les colonnes de l’express samedi dernier.

Méritocratie et transparence

Dans son manifeste électoral, l’alliance Lepep avait affirmé que la loi serait amendée pour offrir des chances égales à tous et pour donner lieu à plus de transparence lors des recrutements par la PSC, la LGSC et la DFSC.

ID Card en suspens

Lors des divers meetings et dans leur programme, les dirigeants de l’alliance Lepep avaient promis de détruire la banque de données où sont stockées les empreintes digitales recueillies pour l’utilisation de la nouvelle carte d’identité nationale.

La télévision privée bientôt

Le gouvernement avait promis l’introduction de la télévision privée pour élargir l’espace médiatique.

Un syndicat pour la police

L’autorisation donnée aux policiers pour qu’ils se syndiquent occupait une place importante dans les différents discours politiques durant la campagne électorale. Cette mesure se fait attendre.

Commission sur la drogue

Sir Anerood Jugnauth l’avait lui-même promis. Il devrait instituer une commission d’enquête sur la drogue.

Voir ci-dessous le tableau des données compilées par DCDM Research :

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