Secteur d’avenir: Maurice doté de son premier technopôle

Avec le soutien de

Le BioPark se situe au pied de la colline Candos à l’emplacement qui abritait naguère l’usine Socota Textile Mills Ltd.

Il se situe à Socota Phoenicia, au pied de la colline Candos, à l’emplacement qui abritait naguère l’usine Socota Textile Mills Ltd. Le technopôle BioPark of Mauritius fait désormais partie du paysage industriel de Maurice. L'inauguration officielle a eu lieu vendredi dernier, 20 mars. Quant à la rénovation de l’ancien bâtiment, elle, a nécessité un investissement de quelque Rs 75 millions.

Son existence a été possible grâce à la contribution de plusieurs acteurs. Parmi ces derniers, on relève le groupe Socota, le Centre international de développement pharmaceutique (CIDP), le Groupe Mon Loisir, la Mauritius Commercial Bank (MCB) et le Board of Investment (BoI).

Le groupe Socota a fourni les infrastructures et la MCB le financement. «En soutenant le projet BioPark, la MCB réaffirme son engagement à accompagner de nouveaux pôles de croissance», a souligné Paul Corson, Deputy Head of Corporate Banking à la MCB vendredi.

Le Groupe Mon Loisir est, lui, présent au BioPark grâce à sa filiale IBL, GML Life, son pôle biomédical orienté entre autres vers la recherche et le développement des sciences de la vie, CIDP et QuantiLAB, ses deux sociétés associées. Le CIDP effectue des travaux de recherche et de développement nécessaires à l’élaboration et à la mise sur le marché de nouvelles thérapies.

«Six mois après la signature du contrat, notre emplacement a été fin prêt»,a, pour sa part, témoignéBertrand Baudot, directeurde QuantiLAB. «Nous avons été un des premiers à nous y installer.» QuantiLABest un laboratoiremultidisciplinaire, accréditédes normes ISO 17025.Il comporte trois départementstechniques : chimieorganique, chimie non organiqueet microbiologie.

De son côté, le BoI a œuvré pour que des investisseurs étrangers puissent s’installer dans le BioPark. L’un d’eux est Cap Research. Ce centre réalise des essais cliniques sur des volontaires au profi t des laboratoires pharmaceutiques internationaux.

Retenir les jeunes talents

Vendredi, ils étaient plusieurs à exprimer leur conviction que la création de ce BioPark soit un pas décisif pour placer Maurice sur la carte mondiale de l’industrie de la biotechnologie. Ils étaient entre autres Arnaud Lagesse, Chief Executive Offi cer (CEO) de GML Investissement, et Jean-Louis Roule, CEO du CIDP. Il y avait aussi Hakim Fakira, CEO Project Development & Financial Engineering Division du groupe Socota, et Paul Corson.

Jean-Louis Roule y voit une excellente occasion pour le pays de retenir les jeunes qui ont choisi la filière scientifique ou bien d’inciter ceux qui se sont installés à l’étranger à revenir au pays. «La création d’un technopôle, a-til indiqué, devrait permettre à Maurice d’avoir un rayonnement international qui donnerait naissance à un nouveau pilier de l’économie.» Isabelle Quirin et Wendy Venpin sont l’exemple type de ces jeunes cerveaux qui auraient pu trouver du travail ailleurs mais qui ont choisi de revenir au pays. Elles ont respectivement étudié la chimie médico-analytique incluant la médecine légale et le génie chimie en Australie. Toutes deux ont pris de l’emploi au laboratoire QuantiLAB.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x