L'urgence grecque s'invite au Conseil européen

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Les dirigeants européens réunis jeudi à Bruxelles ont fait montre d'impatience à l'égard de la Grèce, sommant le gouvernement d'Alexis Tsipras de mettre en oeuvre au plus vite les réformes capables d'éviter la faillite à son pays.

Le Premier ministre grec a demandé une réunion avec la chancelière allemande, le président français et les représentants des principales instances européennes en marge du Conseil européen afin d'obtenir la possibilité de lever des fonds à court terme.

Dès son arrivée à Bruxelles, la chancelière Angela Merkel a toutefois prévenu qu'il ne fallait s'attendre à aucune "percée" véritable lors de cette réunion, prévue en toute fin de journée, quant à la mise en oeuvre des réformes prévues par l'accord du 20 février à l'Eurogroupe, qui a prolongé provisoirement l'aide à Athènes.

Pour Alexis Tsipras, l'Union européenne doit "prendre des initiatives politiques qui respectent aussi bien la démocratie que ses traités, de façon à laisser la crise derrière nous et nous engager vers la croissance."

François Hollande a de son côté réaffirmé l'importance pour Athènes de respecter ses "engagements" pris fin février.

"Les Grecs doivent démontrer qu'ils font les réformes qui sont attendues d'eux et l'Europe doit mettre à la disposition des Grecs les moyens financiers pour qu'elle puisse honorer ses engagements", a-t-il résumé devant la presse.

Interrogé sur les premières mesures prises par Athènes à l'égard des classes populaires, le président français a répondu: "Que le gouvernement grec fasse des efforts pour les pauvres, ce n'est pas ça qui me choque. Ce qu'on demande à la Grèce, c'est qu'elle demande aux plus riches de payer des impôts".

Le chef du gouvernement britannique, le conservateur David Cameron, s'est montré beaucoup plus sévère.

"Quand je suis venu ici pour la première fois en tant que Premier ministre il y a cinq ans, la Grande-Bretagne et la Grèce étaient grosso modo dans le même bateau, avec des déficits budgétaires comparables", a-t-il déclaré.

"La raison pour laquelle nos situations sont différentes aujourd'hui, c'est que nous, nous avons pris des décisions difficiles sur le long terme, et que nous avons fait un travail très difficile pour le peuple britannique. Je suis déterminé à ne pas revenir en arrière."

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