Musique créole «letan lontan»: le séga à travers les âges

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Marclaine Antoine et Serge Lebrasse faisant découvrir l’évolution du séga à l’assistance samedi.

Marclaine Antoine et Serge Lebrasse faisant découvrir l’évolution du séga à l’assistance samedi.

Marclaine Antoine, entouré de divers artistes dont Serge Lebrasse, Myrthe Empeigne et Noëla Allas, entre autres, nous a conviés à un merveilleux voyage dans le passé le samedi 14 mars lors de la conférence musicale intitulée Musique créole letan lontan qui s’est tenue au conservatoire François Mitterrand à Quatre-Bornes.

Pendant un peu plus de deux heures, l’artiste, figure incontournable de l’univers artistique local, nous a présenté l’évolution de la musique créole et des instruments qui ont disparu de notre culture musicale. Pour ce faire, il a remonté le temps jusqu’à l’arrivée des premiers esclaves malgaches. «Ces derniers, qui étaient arrivés sans instruments de musique, avaient trouvé dans l’île des matériaux pour en fabriquer de nouveaux», explique Marclaine Antoine.

Anecdotes et découvertes

C’est ainsi qu’à l’aide de bois, de calebasses, de cordes et de bambous, des instruments sont nés. Le bobre, le zez, le makalapo sont des instruments à corde qu’on ne trouve plus et l’artiste a exprimé le souhait qu’ils soient réintégrés dans notre musique locale. C’est d’ailleurs l’expérience à laquelle il s’attelle actuellement en studio, a-t-il confié.

C’est dans une atmosphère conviviale, agrémentée d’anecdotes, qui souvent ont arraché des rires à ceux venus en grand nombre écouter Marclaine Antoine, que s’est déroulée la soirée. La découverte de cette musique vieille de centaines d’années n’aura pas laissé l’assistance insensible.

Préserver la culturemusicale locale

Marclaine Antoine aura légué à un public attentif des connaissances qui lui ont été transmises depuis des années par un griot. Outre les instruments, Marclaine Antoine a aussi fait la présentation des divers styles musicaux et des traditions culturelles qui ont existé. Il aura également fait mention des techniques utilisées en ravanne et de l’évolution du séga. Du gropilé qu’on chantait dans les veillées mortuaires en passant par les bals zariko au séga taverne et le jazz band et finalement au séga salon présenté par Serge Lebrasse, on comprend que notre musique locale ne s’arrête pas au séga tel qu’on le connaît. Elle est beaucoup plus vaste et riche qu’on ne le croit.

Alors que notre séga tipik a récemment été inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, il convient de tout mettre en œuvre pour préserver notre culture musicale locale.

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