Au MMM: le leadership de Paul Bérenger et la direction actuelle maintenus

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Les Mauves ont procédé au vote ce dimanche pour décider pour ou contre le leadership de Paul Bérenger.

Les Mauves ont procédé au vote ce dimanche pour décider pour ou contre le leadership de Paul Bérenger.

L’assemblée des délégués a tranché. Le leadership de Paul Bérenger ainsi que le mandat de la direction actuelle sont maintenus. En effet, lors d’un bulletin secret tenu ce dimanche 15 mars, 236 membres ont voté pour, 50 contre et un membre s’est abstenu. A l’issue du vote, Paul Bérenger a annoncé que l’assemblée des délégués qui se réunira de nouveau dimanche prochain, procèdera au même exercice.

En effet, le vote secret devait avoir lieu le vendredi 20 mars prochain. Or, face aux vifs échanges qui ont eu lieu entre la direction collégiale, et les membres de l’assemblée des délégués, Paul Bérenger a estimé que le vote devait avoir lieu aujourd’hui même «sans quoi on se dirige vers un malheur». Une décision que contestera Madan Dulloo «au nom de la démocratie.» Mais la majorité sera d’accord avec la décision de Paul Bérenger. Et le vote secret a eu lieu. 

Auparavant, s’adressant à l’assemblée des délégués, Paul Bérenger a rappelé que ce n’est pas la première fois que le parti traverse par une crise. Avant 2014, dit-il, le MMM a connu d’autres crises en 1973, 1983 et 1993. Et d’indiquer que quatre causes sont à l’origine de la toute dernière crise : la défaite électorale que «tout le monde n’a pas pu encaisser», le départ des «égoïstes qui ne respectent pas la démocratie» pour n’avoir pas été élus au comité central en février dernier, les dérives communales et le dérapage sur la démocratie interne, et une «campagne de palabres».

Désormais, affirme Paul Bérenger, le parti compte une équipe collégiale de neuf personnes qui assure aucune fuite. Et d’ajouter que le MMM est «le parti le plus démocratique». Cependant, met-il en garde, «le bureau politique compte un traître qui divulgue des informations à nos adversaires.»

A Ajay Guness d’ajouter une couche : «Tous les délégués avaient voté massivement en faveur de l’alliance PTr-MMM, mais quand celle-ci a perdu les élections, trois membres du MMM ont démissionné. Comme s’ils n’étaient pas d’accord avec la décision du MMM de s’allier avec le PTr.» Et que ces trois membres, à savoir Jean-Claude Barbier, Joe Lesjongard et Raffick Sorefan «ont sorti toutes sortes de prétextes après n’avoir pas été élus au Bureau politique. Une personne qui ne respecte pas le vote du comité central n’a pas sa place au sein du MMM», s’insurge-t-il.

Pour sa part, Steeve Obeegadoo dit ne pas être d’accord avec la décision des trois démissionnaires, «mais on ne peut pas jeter tous les torts sur eux». Selon lui, il faut définir l’identité du MMM, redresser sa structure et «retrouver cette moitié de l’électorat qui nous a quittés», entre autres.

Kavi Ramano a affirmé, pour sa part, qu’il est disposé «à sacrifier ma vie pour le MMM mais rendez- nous un service : n’humiliez pas les militants !»   

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