Accord de paix au Mali, les rebelles demandent du temps

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Le gouvernement malien a signé dimanche un accord de paix préliminaire censé mettre fin aux insurrections dans le nord du Mali, mais les rebelles touaregs de l'Azawad ont réclamé davantage de temps pour procéder à des consultations.
 
Deux ans après l'intervention française, la région reste en proie à l'instabilité et les mouvements islamistes qui menaçaient alors de marcher sur Bamako pourraient à nouveau en tirer parti.
 
L'accord, qui est le fruit d'une médiation de l'Onu, "ne vise pas à résoudre immédiatement tous les problèmes d'une crise profonde, multiforme et cyclique. Il s'agit néanmoins d'une étape décisive vers la paix et la réconciliation", peut-on lire dans la déclaration.
 
Plusieurs groupes rebelles, dont le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), étaient représentés à la cérémonie organisée à Alger, mais n'ont pas signé le document.
 
"Nous ne signerons pas aujourd'hui, parce que nous avons besoin de davantage de temps pour consulter notre base", a expliqué Moussa Ag Assarid, représentant en Europe du MNLA.
 
Les rebelles, qui réclament notamment une structure fédérale, estiment que le texte ne répond pas pleinement à leurs demandes. Dimanche, plusieurs centaines de manifestants ont défilé à Kidal, la grande ville du Nord, pour dénoncer "la mascarade d'Alger".
 
A Dikinedik, localité proche de Kidal, l'explosion d'une mine au passage d'un véhicule du MNLA a fait trois morts, selon le mouvement.
 
A Paris, le ministre des Affaires étrangères a salué "une excellente nouvelle" et a rendu hommage à la médiation algérienne.
 
"Je salue la décision du président et du gouvernement malien de le parapher et appelle tous les groupes du Nord, qui ont salué très positivement cette avancée, à le faire sans délai", écrit Laurent Fabius dans un communiqué.
 
L'armée française est intervenue au Mali en janvier 2013 pour chasser des groupes djihadistes armés qui s'étaient emparés de la moitié nord du pays. Elle dispose toujours, dans le cadre de son opération antiterroriste Barkhane, d'un point d'appui permanent à Gao et d'une base avancée temporaire à Tessalit.
 
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