Chagos: «Pas de progrès» sur le dossier du parc marin, dit SAJ au Parlement

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L’Etat attend depuis près d’un an le verdict du tribunal arbitraire des Nations-Unies sur l’aire marine protégée instituée aux Chagos par la Grande-Bretagne.

L’Etat attend depuis près d’un an le verdict du tribunal arbitral des Nations unies sur l’aire marine protégée instituée aux Chagos par la Grande-Bretagne. 

Il n’y a pas eu de grande avancée dans le dossier Chagos. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre sir Anerood Jugnauth (SAJ) au Parlement, ce jeudi 26 février. Le Premier ministre (PM) répondait à la Private Notice Question (PNQ) de Paul Bérenger, qui désirait savoir où en était le procès intenté par l’Etat à la Grande-Bretagne sur la mise en place d’une aire marine protégée dans l’archipel des Chagos. 
 
SAJ a rappelé que la plainte de Maurice est fondée sur un des règlements de l’United Nations Convention on the Law of the Sea (UNCLOS), qui stipule qu’une aire marine protégée ne peut être ouverte en mer que par un Etat côtier proche de la zone en question. Les deux parties ayant déjà soumis leurs arguments et ayant été entendues par le tribunal à Istanbul, en mai 2014, chacune attend maintenant que le verdict soit rendu. 
 
Le Premier ministre a précisé que dans une lettre datée de novembre 2014, le tribunal a expliqué aux deux parties qu’il ne rendrait pas son jugement avant la fin de l’année. L’Etat attend par conséquent une lettre du tribunal pour connaître la date de l’annonce du verdict. 
 
«En vue de l’expiration en 2016 du bail de 50 ans accordé par la Grande-Bretagne aux Etats-Unis aux Chagos, le gouvernement considère actuellement la voie diplomatique et d’autres stratégies pour obtenir un accord éventuel, tout en tenant en compte que les Etats-Unis considèrent toujours que l’archipel a une importance stratégique pour eux », a expliqué le chef du gouvernement. Celui-ci s’est montré «très concerné par le manque de progrès» dans le dossier Chagos.
 
Paul Bérenger désirait également savoir où en était les négociations avec la France à propos d’une cogestion de Tromelin. SAJ a révélé que le sujet avait été abordé lors d’une rencontre entre Navin Ramgoolam et François Hollande, en octobre de l’année dernière, à Paris. Selon le PM, son prédécesseur aurait «dit que comme il y a eu des retards considérables pour l’adoption d’une loi par l’Assemblée nationale française pour ratifier l’accord de cogestion, toute la question de la souveraineté doit être revue et qu’il n’était plus en faveur de la ratification de l’accord».      
 
Navin Ramgoolam aurait alors fait une nouvelle proposition au président français, a révélé SAJ. L’ancien PM aurait affirmé que si la France est d’accord d’agréer à la souveraineté de Maurice, le pays serait prêt à en partager la moitié des richesses avec la France. Jusqu’ici, le gouvernement français n’a pas répondu à  la proposition, a avancé SAJ. Ce dernier a assuré que le gouvernement «est déterminé à pousser vers une résolution rapide de la dispute entre la France et Maurice dans l’esprit de fraternité qui a toujours animé les relations entre nos deux pays».
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