Accrochage avec la speaker: «Shame… Protez Gayan!» lance Bérenger

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Lors de la séance parlementaire du mardi 24 février, les échanges entre le leader de l’opposition Paul Bérenger et la présidente de la Chambre Maya Hanoomanjee ont été houleux.

Lors de la séance parlementaire du mardi 24 février, les échanges entre le leader de l’opposition Paul Bérenger et la présidente de la Chambre Maya Hanoomanjee ont été houleux. 

Les parlementaires des deux côtés de la Chambre ont eu droit à un Paul Bérenger des grands jours, le mardi 24 février. Au début même de la tranche des questions réservées aux ministres, il est sorti de ses gonds lorsque la présidente de la Chambre, Maya Hanoomanjee, lui a demandé de venir au fait pour poser sa question.
 
Ce qui a mis le leader de l’opposition hors de lui. Visiblement irrité, il a aussitôt répliqué : «Si je ne peux introduire ma question, je ne la poserai pas.» L’interpellation concernait la nomination de Vijaya Sumputh à la direction du Cardiac Centre, à Pamplemousses.
 
Paul Bérenger voulait savoir pourquoi le ministre de la Santé Anil Gayan, à qui la question initiale posée par le député du n° 20 (Beau-Bassin–Petite-Rivière), Rajesh Bhagwan, était adressée n’était pas présent pour y répondre. Avant d’en venir à sa question, il a rappelé que «Madam-la» (NdlR : Vijaya Sumputh) s’est déjà retrouvée au centre d’une interpellation en 2006 – adressée au ministre du Tourisme Xavier-Luc Duval – pour avoir occupé la direction de la Tourism Authority du temps où Anil Gayan en avait la responsabilité.

«Enn inn fane, pa vedir lot bizin fane.»

Durant le vif échange avec Maya Hanoomanjee, il devait dire : «Vous êtes en train de le (NdlR : Anil Gayan) protéger. Shame !» En essayant de maintenir un ton ferme, celle-ci a plus d’une fois rappelé au leader de l’opposition qu’elle ne permettrait à aucun membre de la Chambre de défier les droits qui lui sont conférés.
 
Ne lâchant pas pour autant le morceau, «… qu’on me donne un temps minimum convenable…», a poursuivi Paul Bérenger, tout en continuant à prendre pour cible le ministre de la Santé. «Je vous ai donné suffisamment de temps pour poser votre question», a fait valoir la speaker. «You are not being fair… Pa kone ki été enn parlman… Shame… Protez Gayan», a alors répliqué le leader de l’opposition avant de s’en prendre, cette fois, au front bench du gouvernement : «C’est le cabinet qui a donné le feu vert pour cette nomination !»
 
Ce qui a entraîné des échanges entre Rajesh Bhagwan et le Chief Whip Mahen Jhugroo, qui n’a pas manqué de rappeler le cas de la femme d’affaires Nandanee Soornack, qui a bénéficié de nombreux privilèges sous le règne de l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam. Paul Bérenger devait rétorquer : «Enn inn fane, pa vedir lot bizin fane.» Rajesh Bhagwan a clos le sujet en suggérant qu’il faut mettre un frein «à la politique des petits copains, petites copines».
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