Handicapée, Laura Fanor prend sa revanche sur la vie

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La jeune femme de 37 ans est restée partiellement handicapée à la suite d’un accident.

La jeune femme de 37 ans est partiellement handicapée à la suite d’un accident.

Travailler et être indépendante, c’est le but de Laura Fanor, 37 ans. Cette habitante de L’Agrément, Saint- Pierre, qu’un accident a laissé partiellement paralysée, refuse de s’apitoyer sur son sort. Après une formation en IT & Office, elle espère maintenant se faire embaucher.
 
Il y a des événements qui laissent des traces indélébiles sur soi. Ce n’est pas Laura Fanor qui nous dira le contraire. La vie n’a pas toujours été facile pour celle qui est aujourd’hui âgée de 37 ans. À l’âge où les jeunes filles parlent de vêtements et vivent chaque jour avec insouciance, cette habitante de L’Agrément, Saint- Pierre, a eu à surmonter une épreuve qui a changé sa vie à jamais.
 
En effet, alors qu’elle n’avait que 16 ans, un accident l’a privée de la partie gauche de son corps, qui est restée partiellement paralysée. Elle est restée dans le coma pendant 42 jours.
 
Une fois sortie de l’hôpital, l’adolescente qu’elle était a essayé de reprendre sa vie là où elle s’était arrêtée. Mais elle a dû se rendre à l’évidence, les choses avaient changé. «J’avais repris le chemin de l’école mais j’ai dû arrêter car je souffrais beaucoup et ne pouvais plus me concentrer dans les études», dit-elle.
 
Toutefois, Laura ne s’est pas apitoyée sur son sort. «Elle n’a jamais baissé les bras», confie Arlette Fanor, la mère de la trentenaire. Sa fille, dit-elle, a soif d’indépendance.
 
Et sa débrouillardise force l’admiration. Lors de notre rencontre, malgré ses difficultés, Laura est venue nous rencontrer dans sa cour pour nous emmener à l’étage. À la maison, elle ne peut jamais rester sans rien faire.
 
«Elle fait toutes ses activités par elle-même. Elle participe aussi aux tâches ménagères», confie Arlette Fanor. Mais cela est loin d’être suffisant pour Laura. Elle a de l’ambition.
 
«Je veux travailler», lance-t-elle. D’ailleurs, elle a déjà tenté l’expérience. Arlette Fanor explique que sa fille a déjà travaillé comme réceptionniste pendant trois mois dans une firme privée à Coromandel. «Elle voulait tellement travailler qu’elle avait accepté de prendre le bus malgré les inconvénients», laisse entendre la mère de Laura Fanor.
 
Quelques années de cela, grâce aux cours offerts par le ministère de la Sécurité sociale, Laura a suivi des formations de base en IT & Office pendant un an. Forte de cette expérience et de sa formation, la trentenaire espère se faire embaucher.
 
«Je sais que certaines compagnies emploient des personnes handicapées pour des tâches légères, notamment dans l’administration», dit-elle. Pour elle, travailler et être indépendante c’est prendre sa revanche sur la vie.
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