Isabelle Jeannot, l’atout fraîcheur

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Une femme à la tête du kick-boxing mauricien. Une image inédite mais très bien incarnée par Isabelle Jeannot. Agée de 39 ans, elle a déjà revêtu des gants de boxe. Son autorité était aussi très redoutée sur le ring jusqu’en 2006. Dans son costume de juge-arbitre, elle était, alors, intraitable.  Depuis samedi dernier, elle s’est lancée un nouveau défi en acceptant la veste de présidente de la fédération mauricienne de kick-boxing et disciplines assimilées. 
 
Elle a quatre ans pour faire ses preuves. Mais déjà, elle a la satisfaction d’avoir franchi un cap. « C’est surtout au niveau personnel. J’avais besoin d’un challenge et me voilà présidente de la fédération », lâche-t-elle avec un grand sourire. 
 
Ancienne hôtesse de l’air aujourd’hui reconvertie en directrice des opérations dans une agence immobilière, Isabelle Jeannot est une femme d’action. « J’aime bouger. Et je m’investirai au sein de la fédération pour faire progresser les choses », s’engage-t-elle. 
 
Isabelle se rappelle de ses premiers pas dans une salle d’entraînement. « Je venais de terminer mes études secondaires. Mes copines et moi, voulions apprendre à se défendre. On a commencé des cours d’autodéfense mais je me suis très vite laissée séduire par le sport pied poing. Après un essai, j’ai tout de suite adhéré », dit-elle. 
 
Au début des années 2000, Isabelle Jeannot se lance dans l’arbitrage. «J’ai officié jusqu’à ce que je décide de fonder une famille. Après, je suis devenue moins active au niveau de la fédération », poursuit Isabelle Jeannot. Un choix qu’Isabelle Jeannot trouvait indispensable. « Un enfant ça demande du temps et beaucoup d’attention. Aujourd’hui, ma fille Jade a 7 ans et est plus autonome », dit-elle. 
 
A la maison, Isabelle Jeannot avoue être une maman assez cool. « Mais j’ai aussi des exigences. Je m’investis beaucoup dans l’éducation de ma fille car j’estime que c’est à la base de toute réussite », lâche Isabelle Jeannot. 
 
Au cours de son mandat, Isabelle Jeannot adoptera cette même rigueur. « Nous avons déjà de bons résultats mais je souhaite voir la fédération s’épanouir d’avantage. J’estime que nous méritons également une meilleure reconnaissance. Une intégration aux Jeux des Îles  et aussi aux Jeux de la Francophonie sera une bonne avancée », relate la présidente. 
 
Mais déjà, elle est convaincue que le kick a réussi sa petite révolution. « La discipline s’est immiscée dans plusieurs programmes comme la High Level Sports Unit ou le Trust Fund for Excellence in sports. Je remercie les autorités de nous offrir ces opportunités », dit-elle. 
 
En tant qu’ancienne nageuse de haut niveau, elle sait combien il est difficile de concilier sports et études. « J’ai arrêté ma carrière en juniors pour me concentrer sur mes études », se rappelle. Isabelle Jeannot était alors championne de Maurice de 100 m papillon. « En 1988, j’avais même représenté Maurice aux Jeux d’Afrique à Hararé », souligne-t-elle, fièrement. Pour la dirigeante, il n’y a pas photo. « Les sportifs sont bien mieux lotis de nos jours. Ils ont d’excellentes opportunités qu’ils ne devraient pas banalisées », affirme-elle. Si actuellement un petit nuage assombrit le ciel de la fédération de kick, elle entrevoit une éclaircie à l’horizon. « La communication sera la clé de toute amélioration », conclut-elle. 
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