Jin Fei et Neotown: l’État veut redevenir le maître du jeu

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À l’heure actuelle, sur le site de Jin Fei, il n’y a que quelques bâtiments et des routes désertes.

L’État durcit sa position. Le gouvernement a décidé de reprendre les 58 arpents et 33 perches destinés au projet Neotown, aux Salines.

Cette décision a été prise lors d’une rencontre du comité interministériel présidé par le ministre du Logement et des terres, Showkutally Soodhun, ce mercredi 11 février. L’État aurait déjà d’autres projets en vue pour ce terrain.

Jin Fei : dernière chance accordée à la firme chinoise

Concernant Jin Fei, dont le site se trouve à Riche-Terre, le gouvernement mauricien donne une dernière chance à la firme chinoise. Il lui propose de devenir son partenaire minoritaire dans le projet Jin Fei. La proposition étant faite après plusieurs semaines de négociations, l’État est actuellement en attente d’une réaction des investisseurs. Dans l’ensemble, Maurice se propose de détenir 80 % des parts et d’en céder 20 % à la firme privée chinoise. L’argument principal de l’État est que l’entreprise n’a pas respecté les clauses du contrat, rendu public hier.

«Après deux semaines de négociations, nous avons proposé à Jin Fei un joint-venture où Maurice détiendrait 80 % et Jin Fei 20 %, représentant les investissements de Rs 950 millions injectées dans les travaux d’infrastructures du site. Nous sommes actuellement en attente d’une réaction», avance le ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo à l’express.

Dans l’éventualité d’une réponse positive des promoteurs, Maurice en tirerait de gros bénéfices. C’est du moins ce qu’affirme le ministre des Finances : «J’ai moi-même des projets de développement pour Jin Fei. Si le promoteur accepte, j’aurais fait gagner Rs 6 milliards à Maurice.»

Et si Jin Fei refuse la proposition ? Le gouvernement s’est déjà penché sur un plan B. En revanche, cette solution de rechange demeure confidentielle à cette étape des négociations.

Le contrat n’a pas été respecté

Selon le contrat qui est resté confidentiel jusqu’ici, Jin Fei aurait dû compléter la première phase des développements depuis 2012. Vu que cela n’a pas été le cas, l’État aurait dû reprendre les terres. Les promoteurs ont-ils fait une demande d’extension du délai pour éviter ce scénario ? Au niveau de l’hôtel du gouvernement, l’on affirme que les promoteurs auraient eu recours à cette option.

Ce qui laisse le gouvernement perplexe dans cette affaire, c’est que le contrat n’ait pas été rendu public plus tôt «alors qu’il n’existe aucune clause de confidentialité. Nous ne sommes pas en infraction en publiant le bail. Il n’y a rien qui nous en empêche», précise le ministre des Finances.

Les Chinois ne sont pas les seuls à avoir investi dans Jin Fei. Le gouvernement a également effectué des travaux, notamment au niveau de La Nicolière, en vue d’assurer la fourniture d’eau dans cette zone économique qui devait émerger.

Initialement, l’ancien gouvernement avait annoncé que Jin Fei générerait 5 000 emplois, sans compter une injection de 500 millions de dollars en investissements étrangers sur une période de huit ans.

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