Reza Issack : «Il faudrait que Ramgoolam se retire volontairement du leadership du PTr»

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Navin Ramgoolam au CCID le lundi 9 février. Depuis son arrestation, des voix au sein du Parti travailliste se sont élevées pour contester son leadership.

Navin Ramgoolam au CCID le lundi 9 février. Depuis son arrestation, des voix au sein du Parti travailliste se sont élevées pour contester son leadership. 

Une réunion d’urgence du bureau politique (BP) s’impose. C’est ce qu’affirme Shakeel Mohamed, chef de file du PTr au Parlement. Depuis l’arrestation, vendredi 6 février, de Navin Ramgoolam, qui répond d’une accusation de complot dans l’affaire Roches-Noires et de blanchiment d’argent, des voix au sein des rouges se sont élevées pour contester son leadership. Le lundi 9 février, une réunion a eu lieu au square Guy Rozemont, en présence de quelques membres de l’exécutif.
 

Pour Reza Issack, dans le contexte actuel, il faudrait, dit-il, que Navin Ramgoolam se retire volontairement du leadership. Du moins jusqu’à ce qu’il soit disculpé. «Considérant le contexte actuel, il faut un renouveau au sein du parti et un retour aux valeurs et aux racines. Je suis pour un retour au travaillisme

Ce qui l’amène à dire qu’il serait donc légitime qu’Arvin Boolell remplace Navin Ramgoolam à la tête du parti. «Mais la meilleure chose serait que le Constituency Labour Party de chaque circonscription et que le comité exécutif décident. Il ne faut plus qu’il y ait de décisions unilatérales.»

Shakeel Mohamed estime, pour sa part, qu’il faut à présent «mettre de côté l’émotion». Les membres du PTr, insiste-t-il, doivent trancher et prendre une décision. «Le PTr a une histoire et il nous faut voir tout cela. J’en ai parlé, mais maintenant c’est une décision collective à prendre

«Navin Ramgoolam doit prendre ses distances du PTr»

D’autant plus, poursuit Reza Issack, que lors des élections générales de décembre dernier, l’électorat a envoyé un signal fort pour qu’il y ait un changement au sein du parti. «Il faut un nettoyage interne.»
 
Eshan Juman, membre du PTr, est aussi du même avis. «Il (NdlR, Navin Ramgoolam) doit prendre ses distances du parti et se concentrer sur son affaire. Entre-temps le parti doit fonctionner et quand il aura réglé sa situation, il reviendra», avance-t-il.
 
D’autres sont toutefois plus nuancés. À l’instar de Patrick Assirvaden, interrogé hier par l’express. «On verra s’il faut réunir le BP du parti dans quelques jours concernant la situation politique», souligne le président du PTr.
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