Cancer: Vaincre la dégradation physique à travers des soins de beauté

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Atteinte deux fois par le cancer du sein, Varsha Naran-Beekharry connaît bien les affres de cette maladie sur le corps et la perte de confiance en soi qui en résulte. Elle souhaite redonner un peu de joie de vivre aux malades en leur donnant des conseils beauté.

Atteinte deux fois par le cancer du sein, Varsha Naran-Beekharry connaît bien les affres de cette maladie sur le corps et la perte de confiance en soi qui en résulte. Elle souhaite redonner un peu de joie de vivre aux malades en leur donnant des conseils beauté.  

En quelques mois, le cancer, et surtout ses traitements, peuvent transformer une femme jolie, sûre d’elle et ambitieuse en une personne fragile, chauve, nauséeuse et incertaine de ses lendemains. Or, il est possible de supporter cette épreuve tout en ne se laissant pas aller physiquement. C’est le message que veut transmettre une nouvelle organisation non gouvernementale «You are beautiful femme» (YABF), surtout en cette Journée mondiale contre le cancer.

Celle-ci a été enregistrée en janvier 2015 par Varsha Naran-Beekharry, une Sud-Africaine originaire de Brits, petite ville proche de Johannesburg. Mariée au Mauricien Akash Beekharry, cette directrice des ressources humaines d’une multinationale a eu un cancer du sein en 2004. On l’a traitée dans son pays natal et elle a crié victoire. Et c’était le cas, du moins pendant les dix années qui ont suivi. Le couple a même eu le temps de décider de venir s’installer à Maurice, et a pu réaliser ce rêve en 2009.

Alors que la vie leur souriait, l’an dernier, elle a connu une récidive de la maladie sous une forme encore plus agressive. Elle a dû se prêter à nouveau aux traitements. «Les traitements sont traumatisants pour n’importe quelle femme. La chimiothérapie, en particulier, reste un traitement invasif qui laisse des séquelles à la fois physiques et émotionnelles. En quelques semaines, ce traitement vous vole votre féminité, votre confiance en vous, en votre moi profond

Loin de s’en plaindre, Varsha Naran-Beekharry voit là l’occasion de se relever et de faire quelque chose pour ses semblables, affaiblies comme elle par ces traitements. «Je me suis dit que nous devrions toutes, en tant que femmes, avoir la possibilité de supporter l’épreuve sans pour autant nous laisser aller physiquement.» Elle a donc senti qu’elle avait une tâche à accomplir et qu’elle devait sensibiliser les malades aux techniques de mise en beauté.

Que propose au juste YABF ? «Nous organisons des ateliers destinés aux femmes présentant tous types de cancer. Nous leur apprenons à travers des soins du visage et des cours de maquillage à lutter contre les changements d’apparence qui accompagnent tout traitement de chimiothérapie», explique Varsha Naran-Beekharry.

Lors de la première session, les participantes averties par le bouche à oreille sont venues timidement. Mais elles en sont ressorties valorisées et plus fortes. «Cela s’est traduit par de beaux sourires. De plus, savoir qu’elles ne sont pas seules dans la souffrance les aide à tenir le coup et à partager leur expérience avec les autres», confie notre interlocutrice.

Ces ateliers, qui ont lieu une fois par mois, sont totalement gratuits. «A travers ces sessions mensuelles de mise en beauté que je veux inscrire dans la durée, je veux atteindre un plus grand nombre de malades pour qu’elles se sentent toutes, malgré leur cancer, de ‘beautiful femmes’», soutient Varsha Naran-Beekharry.

 

Link to Life propose le dépistage pour les hommes

Et dans le cadre de la Journée mondiale contre le cancer, célébrée ce mercredi 4 février, l’ONG Link to Life ouvre, de son côté, ses portes aux hommes. L’association ajoute à sa palette de services le dépistage du cancer de la prostate. En effet, jusqu’ici, le dépistage n’était offert qu’aux femmes. «Les tests de dépistage pour les femmes sont plus faciles à réaliser et Link to Life a préféré se concentrer sur le dépistage du cancer du sein et celui du col de l’utérus», explique Elizabeth Dalais, présidente de l’ONG. De 2009 à 2012, le nombre de cas du cancer de la prostate recensés annuellement est passé de 69 à 104.

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