AirAsia : Le copilote était aux commandes juste avant le crash

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Le copilote français était aux commandes de l'Airbus A320 d'AirAsia juste avant le crash de l'appareil qui s'est abîmé le mois dernier en mer de Java, annonce jeudi la Commission nationale indonésienne de sécurité des transports qui a analysé les boîtes noires.

Mardjono Siswosuwarno, qui dirige cette commission, a déclaré à des journalistes que les enregistreurs de vol retrouvés au fond de la mer donnent une idée assez claire de ce qui s'est produit peu de temps avant le crash du vol QZ8501, sans donner beaucoup plus de détails.

L'Airbus A320-200 qui effectuait la liaison entre Surabaya, en Indonésie, et Singapour a disparu des écrans radar le 28 décembre alors que les conditions météo étaient mauvaises et s'est abîmé une quarantaine de minutes après le décollage.

"Le commandant en second, souvent appelé co-pilote, habituellement assis à la droite du cockpit, était à ce moment là, aux commandes de l'avion", le capitaine, assis à gauche, surveillait le vol."

Les responsables indonésiens pensent que le commandant de bord, Iriyanto, aurait repris les commandes de l'appareil lorsqu'il a commencé une ascension suivie d'une descente brutale.

Les raisons exactes du crash restent toutefois inconnues.

Les enquêteurs expliquent que les voix et les données enregistrées montrent que l'avion volait à une altitude et une vitesse normales avant l'accident. L'appareil était en bon état et tous les membres de l'équipage détenaient des licences de vol.

"L'avion volait avant l'incident dans ses limites de masse et de centrage", a déclaré Mardjono Siswosuwarno, "les membres d'équipage avaient des licences et des certificats médicaux valides."

Le copilote, un Français de 45 ans, Remy Plesel, était un ancien ingénieur devenu pilote il y a quatre ans. Sa famille a réclamé le 20 janvier qu'un juge d'instruction français soit désigné afin d'avoir accès au dossier et permettre à des experts judiciaires de se rendre sur place.

Les autorités indonésiennes ont dit avoir transmis un rapport préliminaire à l'Organisation de l'aviation civile internationale, comme le prévoit la procédure.

Ce rapport, qui n'a pas été rendu public, est purement factuel et ne contient aucune analyse, ont-elles ajouté, indiquant qu'il faudrait six à sept mois pour que le rapport définitif soit achevé.

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