Bizlall: «Amendez la Constitution pour révoquer le président»

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Jack Bizlall (à g.) souhaite que l’attente d’Ameenah Gurib-Fakim ne soit pas prolongée indûment.

Jack Bizlall (à g.) souhaite que l’attente d’Ameenah Gurib-Fakim ne soit pas prolongée indûment.

Le débat autour de la présidence d’Ameenah Gurib-Fakim continue de plus belle. Jack Bizlall est le dernier à prendre position contre l’incapacité de révoquer le président de la République. Notamment que Kailash Purryag est indéboulonnable du fauteuil présidentiel au Réduit.

Le syndicaliste de carrière évoque la prérogative de l’Assemblée nationale de nommer et aussi le pouvoir de révoquer. Pour lui, nous sommes dans un système présidentiel car il est impossible de révoquer ce dernier, alors que c’est à l’Assemblée nationale de nommer un président de la République. «La Constitution doit être amendée afin qu’un gouvernement puisse révoquer un président de la République si le besoin se fait sentir», soutient-il.

«Les procédures sont compliquées»

Jack Bizlall réclame un amendement constitutionnel sur la question de révocation du président. «Selon les dispositions de la Constitution, il faudra prouver que le président est malade et ne peut assumer le poste pour qu’on le fasse partir. Mais les procédures sont compliquées. Il faut qu’un gouvernement élu ait la prérogative de nommer ou de révoquer un président. Cela doit être une motion», explique le syndicaliste.

Pour lui, cela doit être une règle, car pendant ce temps Ameenah Gurib-Fakim est en attente, même si l’alliance Lepep a été plébiscitée et a une majorité au Parlement. Jack Bizlall rappelle que la même question s’est posée en 2005, lorsque sir Anerood Jugnauth était président de la République et l’Alliance sociale avait remporté les élections.

Toutefois, même s’il avait été hué lors de la prestation de serment du gouvernement de Navin Ramgoolam, il avait vu son mandat être renouvelé pour cinq ans, jusqu’à sa démission.

Jack Bizlall est d’avis que le poste de président doit revenir à un sage qui pourra être le vrai garant de la Constitution. Cette personne doit connaître la Constitution et être un habitué des affaires de l’État.

 
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