Parapublics: pas de capitaine à la barre de plusieurs institutions

Avec le soutien de
De nombreux organismes parapublics se retrouvent sans directeur général ou sans Chief Executive Officer. Pour certains postes, le gouvernement a déjà lancé des appels à candidatures publics. «Nous voulons avoir les meilleurs candidats. D’ici quelques semaines, les postes seront remplis», déclare un proche de l’Hôtel du gouvernement.

La Tourism Authority, la Banque de développement et le Rabindranath Tagore Institute font partie des nombreuses institutions privées de dirigeants depuis le coup de balai de l'alliance Lepep. 

Depuis le changement de gouvernement, plusieurs organismes parapublics et départements de l’État fonctionnent sans capitaine à la barre. Un proche de l’Hôtel du gouvernement déclare que malgré l’absence de directeur général ou de Chief Executive Officer (CEO), ces institutions sont toujours opérationnelles.

En effet, dans la plupart des cas, ce sont des Permanent Secretaries qui assurent la direction. «Nous voulons avoir les meilleurs candidats. C’est pour cette raison que nous prenons notre temps. D’ici quelques semaines, les postes seront remplis. D’ailleurs, nous avons déjà lancé des appels à candidatures publics pour quelques postes», déclare notre interlocuteur.

À la State Investment Corporation Ltd (SIC), le poste laissé vacant par Iqbal Mallam-Hasham n’a toujours pas d’occupant. Un appel à candidatures a été lancé pour dénicher l’oiseau rare. Le ministère des Finances donne priorité à ce dossier car le gouvernement veut à tout prix redresser la situation aux casinos de Maurice. Dans la foulée, la SIC Management Services Company Ltd, qui gère ces casinos, cherche également un CEO et un Chief Operations Officer.

La National Housing Development Company Ltd est également sans directeur général depuis le départ de Bashir Khodabux. Plusieurs projets sont en attente, alors que le gouvernement s’est aussi lancé le défi de construire 2 000 logements sociaux par an. Le gouvernement a publié une annonce pour recruter un nouveau directeur général. Tout comme pour le poste de CEO de la Gambling Regulatory Authority.

Proches de politiciens

Dans d’autres organismes parapublics comme la Tourism Authority (TA), le gouvernement n’a pas encore enclenché les procédures pour remplir les postes vacants. Il se chuchote d’ailleurs que le ministère du Tourisme pourrait intégrer la TA à la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) dans l’optique d’une restructuration. Si, dans les milieux du tourisme, on évoquait le départ de Karl Mootoosamy, le directeur de la MTPA, le ministre de tutelle Xavier-Luc Duval aurait laissé entendre qu’il conserverait son poste.

La Beach Authority, qui a intégré le ministère de l’Environnement, n’a ni directeur ni président. Au sein du gouvernement, on affirme que c’est un Permanent Secretary qui aura pour tâche de gérer cette institution.

À la Banque de développement, c’est Rookum Aubeeluck qui assume le poste de directeur général depuis neuf mois. La rumeur veut qu’il y aura incessamment un appel à candidatures pour son poste mais parmi ses collègues, on affirme que son travail est apprécié. Dans le même secteur, Rajen Seetohul, le directeur général de la Mauritius Housing Company Ltd, est parti hier. Personne ne le remplace pour le moment.

Le ministère de l’Éducation n’a pas encore trouvé le remplaçant de Lucien Finette, l’ancien directeur du Mauritius Examinations Syndicate. Et après le départ de Bijaye Madhou du poste de directeur général du Mahatma Gandhi Institute et du Rabindranath Tagore Institute, ces deux établissements fonctionnent sans direction.

Outre les directeurs et les CEO, il manque aussi des présidents dans plusieurs institutions d’État. Ces postes pourraient être occupés par des proches de politiciens.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires